La Facem se dit "victime"

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La Facem se dit "victime"

Mercredi 29 juin 2011 - 9:01

La Facem, fondation canadienne qui devait renflouer le Stade Français, se défend. Elle se dit elle-même "victime" des agissements d'un tiers. La Fondation pour l'amélioration des conditions de l'enfance dans le monde se défend de toute escroquerie. Elle explique avoir fait appel à une société tierce, Radd international LLC, pour fournir une garantie bancaire qu'elle ne pouvait elle-même fournir dans les délais qu'aurait, selon elle, exigé l'ancien entraîneur parisien et ex-secrétaire d'Etat aux Sports Bernard Laporte "dans une urgence extrême et omniprésente".

"Il s'avère que les documents fournis par Radd International LLC étaient bien des faux et les frais engagés par M. Laporte au travers de Facem et remis à cette société pourraient constituer un délit d'escroquerie, écrit la Facem. Facem Corporation et Monsieur Laporte sont bien deux victimes de cette société et de leurs dirigeants."

Tapie au fond d'un couloir

La FACEM n'est pas une organisation caritative, mais une fondation privée inscrite au registre canadien des entreprises "sans capital-actions" ce qui l'autorise à poursuivre "sans gain pécuniaire pour ses membres" des activités à "caractère national, patriotique, religieux, philanthropique, charitable, scientifique... ou sportif". La Fondation peut financer des activités sportives mais pas en tirer un bénéfice. Surtout, elle ne peut émettre des reçus d'impôts comme le font les organisations caritatives. L'adresse de la Fondation, au 6000 boulevard Métropolitain Est, au troisième étage d'un édifice comptant un restaurant "Houster", version locale de la chaîne américaine Hooters reconnue pour les attributs de ses serveuses.

"Monsieur Laporte a cru bon de porter plainte à l'encontre de Facem Corporation, continue la fondation canadienne. Peut-être en partenaire loyal aurait-il pu porter plainte avec nous contre Radd International LLC, ce qui aurait évité à nos collaborateurs de se faire arrêter à tort." La Facem impute à la plainte déposée par Bernard Laporte et par le président du Stade Français Max Guazzini son incapacité à finaliser la reprise du club parisien. "Nous regrettons amèrement que l'enchaînement des faits, l'emballement médiatique, le manque de loyauté de ses partenaires ait pu conduire Facem Corporation à voir son image à ce point ternie", ajoute-t-elle. La Facem se réjouit de la libération mardi sous contrôle judiciaire de ses deux collaborateurs mis en examen et placés vendredi en détention provisoire.

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