Fabien Pelous (capitaine du
Stade Toulousain, battu par Clermont et qui prend sa retraite, au micro de Canal+): "Il y a forcément de l'émotion, même s'il y a la frustration de la défaite. J'ai un peu de mal, là. Mais il faut relativiser tout ça. Quand je prends du recul, je me dis que j'ai été béni des dieux du rugby. C'est un peu difficile de penser à la suite de ma carrière car je suis encore dans l'événement de ce soir" (vendredi).
Guy Novès (manageur de Toulouse): "Ce soir, Montferrand a réussi un grand match et mérite sa victoire. Le meilleur a gagné. Ce soir, on n'a été excellent dans aucun domaine de jeu, mais moyen en conquête, dans le jeu au pied et fébrile sur certains ballons. Il y a parfois des défaites au goût amer comme celle de Cardiff. Ce soir, on doit reconnaître notre défaite et la supériorité de notre adversaire. Nous avions à coeur de pouvoir emmener Fabien Pelous au
Stade de France, mais c'est un grand joueur et il comprend que nous n'avions pas les moyens de le faire face à un tel adversaire."
Aurélien Rougerie (capitaine de Clermont): "Nous avons le match que nous avions prévu même si en deuxième mi-temps il nous a été difficile de gérer notre avance, d'autant qu'on prend un carton jaune rapidement. C'était assez éprouvant malgré le public, fidèle encore une fois aujourd'hui à Bordeaux. Il nous a soutenus dans les temps forts mais aussi faibles. Il reste une semaine. Ce soir, on va apprécier la victoire tranquillement avec nos proches. A chaud, je ne crois pas qu'on ait franchi un cap. Nous sommes simplement sur l'élan de ce qu'on a fait récemment."
René Fontès (président de Clermont): "Il faudrait être difficile pour ne pas voir le bon match de notre équipe et de ne pas avoir le sourire. Je l'ai vécu avec plus de sérénité que les deux dernières années, ce qui nous donne confiance pour ce qu'il nous reste à faire. Ce soir, il y a eu un formidable public, une formidable équipe et une envie comme on aimerait en avoir dans tous les stades et tous les week-ends. Je n'ai pas de fierté personnelle mais pour les couleurs du club. Vous savez ce qu'il reste à faire. On va le faire. Demain, je regarderai le match, mais concernant la préférence: rien à f..."
Mario Ledesma (talonneur de Clermont): "Je ne crois pas que l'on ait fait un super match, il n'y a pas eu de lancements mais beaucoup d'intensité. Au niveau de l'engagement, de l'envie, il ne fallait pas avoir de regrets. Je suis sûr que même si on n'avait pas gagné ce soir, on aurait pu se regarder dans les yeux. Quand tu fais tout ce que l'on a fait dans ce match, le plus probable, c'est la gagne. (le carton jaune) Tout le monde attendait que ce soit le tournant du match pour Toulouse, c'était surtout le tournant pour nous, ça on savait qu'en tenant bien à 14, on pouvait tenir à quinze."
Vincent Clerc (ailier de Toulouse, au micro de Canal+): "On tourne à la mi-temps avec seulement quatre points d'écart et le vent dans le dos. On a les occasions de revenir, on les domine, physiquement on les repousse mais on ne fait pas le bon geste. On a réussi à prendre les intervalles mais sans être efficace dans les dix derniers mètres. On a quasiment pas été en danger sauf sur leur essai. Ils ont fait preuve d'un réalisme presque parfait, c'est ce qui a fait la différence."
Thomas Domingo (pilier de Clermont): "Je pense que l'essai est le tournant du match. Cette semaine, on s'était dit qu'il fallait mettre l'accent sur les conquêtes. Je pense qu'on a été pas mal là-dessus. Il fallait les taper devant pour qu'ils aient le moins de ballons possible, pour essayer de les étouffer et ça a pas mal marché."
Jean-Baptiste Elissalde (ouvreur du Stade Toulousain): "Nous sommes passés à côté de notre rugby, mais nous sommes surtout tombés sur plus forts que nous. Il n'y a pas grand chose à dire sinon que Clermont a été plus organisé, plus réaliste et plus solide en défense. On a été pris à la gorge d'entrée et même si on est parvenus à revenir à quatre points (à la mi-temps), cette entame nous a fait mal. Notre fin de saison a été un peu longue à gérer. Il faudra rebondir vite, et moi le premier. Car je ne veux pas revivre une saison pareille."