Le président de Toulon Mourad Boudjellal, suspendu 130 jours par la Ligue nationale de rugby (LNR) pour ses récentes déclaration sur l'arbitrage, a estimé qu'il ne s'en sortait "pas mal" et qu'il avait été sanctionné non pas pour ses propos mais pour "ce qu['il] représente."
"Je ne m'en sors pas mal, car sans rentrer dans les détails j'ai eu pas mal de pressions ces derniers jours pour obtenir ma radiation", a déclaré M. Boudjellal jeudi à Toulon.
La Commission de discipline de la Ligue nationale de rugby (LNR) a infligé jeudi une suspension de 130 jours, jusqu'au 3 juin inclus, au président de Toulon. Celui-ci avait déclaré avoir "vécu une sodomie arbitrale" après la défaite de son équipe à Toulon le 8 janvier en Top 14.
"Je me donne le temps de la réflexion pour l'appel, mais je vais demander un aménagement de la peine car le plus dur ce n'est pas d'être en tribune, mais de ne plus parler à mes joueurs avant le match, leur taper sur l'épaule...", a déclaré M. Boudjellal.
"La LNR manque totalement de culture ciné, car j'aurais pu prendre 120 jours (référence au film de Pier Paolo Pasolini "Salo ou les 120 jours de Sodome", NDLR)", a ironisé le président de Toulon.
"J'ai pris 30 jours pour le mot sodomie et le reste pour le titre de 93", a-t-il également déclaré, en référence à ses déclaration sur les conditions de l'obtention du titre par Castres en 93 à l'époque où l'actuel président de la LNR, Pierre-Yves Revol, était président du club tarnais.
"La sanction n'est pas en rapport avec ce que j'ai dit, mais d'avantage avec ce que je représente", a-t-il poursuivi, avant de conclure: "celui qui m'empêchera de parler n'est pas né".
Privé jusqu'au 3 juin inclus d'accès à l'enceinte de jeu et aux vestiaires pour tout match officiel, le président du RCT s'est interrogé "sur le fait de garder sa licence de dirigeant, pour continuer à circuler librement dans le stade."





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