Bayonne n'a pas changé

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Bayonne n'a pas changé
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Bayonne n'a pas changé

Vendredi 21 septembre 2012 - 11:34

Avec quatre défaites en cinq journées dans le Top 14, l'Aviron Bayonnais est déjà en difficulté cette saison. La réception du Stade Toulousain ne tombe pas au mieux, même si elle peut mobiliser.

Douzième du classement au printemps dernier, l'Aviron Bayonnais est onzième à la fin de l'été. Les choses n'ont donc guère changé, mais la formation basque refuse de céder à la morosité ambiante. "On ne va pas commencer à parler de crise et à s'affoler dès la 5e journée", tempère le nouveau manager Christian Lanta. On a changé l'encadrement technique mais les maux demeurent, invariablement, et la perspective d'accueillir Toulouse, puis de se déplacer à Anoeta dans dix jours pour un derby basque crucial face à Biarritz, n'incite pas à l'optimisme.

Les Bayonnais semblent tétanisés par la peur de mal faire, à l'image de leurs joueurs vedettes. Le demi de mêlée gallois Mike Phillips est sorti sous les sifflets samedi contre le Racing (défaite 25-18). L'ailier All Black Joe Rokocoko court toujours après son premier essai sous les couleurs de l'Aviron à l'entame de sa deuxième saison. Si Bayonne peut se reposer sur une défense en place et une conquête cohérente, le souci de l'efficacité se pose réellement avec seulement deux essais inscrits en cinq journées, dont un de pénalité. Personne n'a fait pire en Top 14.

Arrivé cet été d'Agen, le binôme Lanta-Deylaud réclame du temps pour laver le traumatisme des "six ou sept ans d'échec". "Ces joueurs n'ont connu que la lutte pour le maintien, rappelle Lanta. Il faut leur laisser un peu de temps pour assimiler les systèmes et le nouveau projet de jeu". Sauf que du temps, Bayonne n'en dispose pas, ou en a déjà trop perdu. "Je comprends l'attente des supporters, confiait récemment le manager à Sud Ouest. Elle est légitime. Mais il faut qu'on reste dans notre bulle. C'est le seul moyen de trouver de l'efficacité et des solutions pour faire passer ce groupe d'une psychologie de perdant à une psychologie de gagnant".

"Nous n'avons pas de baguette magique, regrette Lanta. Seule la victoire, voire un match référence, pourrait offrir la dose de confiance nécessaire pour libérer les joueurs. Encore plus contre une grosse écurie. Ca tombe bien, il y en a deux qui arrivent".

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