Bayonne, ça sent encore la saison galère

Rugby / Top 14

Bayonne, ça sent encore la saison galère
Photo TEAMSHOOT

Bayonne, ça sent encore la saison galère

Lundi 24 septembre 2012 - 10:44

Après deux exercices qui l'ont conduit à des situations de crise, les saisons semblent se répéter pour l'Aviron Bayonnais, qui a mordu la poussière devant son public vendredi face au Stade Toulousain (35-6).

Le bilan chiffré

Déjà battu à trois reprises (en quatre matchs) chez lui à Jean-Dauger, même si c'est par des équipes-phares du Top 14 (Clermont, Racing Métro, Toulouse), Bayonne n'a qu'un seul succès à son actif (contre le Stade Français, 24-11) et n'a grappillé qu'un point en déplacement, à Perpignan. Un bilan qui ressemble étrangement à celui que l'Aviron accusait à la même période la saison passée, marquée par une crise de plusieurs mois. Preuve de cette inconsistance, les Bayonnais n'ont inscrit que deux essais en six rencontres, dont un de pénalité contre l'USAP, et s'en sont souvent remis au pied de leur buteur Potgieter, absent sur blessure contre Toulouse. La défense, elle, ne s'est pas montrée à son avantage avec 10 essais encaissés, dont 7 à Jean-Dauger, citadelle devenue très perméable et même houleuse avec de nombreux accrochages sur le terrain vendredi soir.

Des lacunes criantes

Après "la leçon de rugby" reçue du double champion de France en titre, l'entraîneur Christian Lanta faisait un triste constat : "Le niveau où l'on est aujourd'hui est largement insuffisant pour pouvoir battre Toulouse. On a été dans l'impuissance, on a été pris dans le un contre un, jamais dans l'organisation." La greffe tentée en 2011 avec un recrutement conséquent n'a jamais pris. Des joueurs comme Joe Rokoçoko ou Cédric Heymans (0 essai depuis leur arrivée au club la saison passée) n'ont jamais été à la hauteur de leur renommée. Pire, le demi de mêlée international gallois Mike Phillips a été une nouvelle fois sifflé vendredi soir.

Un club fragilisé

Hormis en 2009 et en 2011 (7e), l'Aviron n'a de cesse de lutter contre la descente en Pro D2, annulée en 2010 à la seule faveur des déboires financiers de Montauban et une nouvelle fois évitée de justesse au printemps dernier (12e). Avec trois présidents en 19 mois, sans parler de la valse des entraîneurs (le duo Gajan-Lièvremont, le passage furtif de Jean-Pierre Elissalde, la paire Faugeron-Avril) avant l'arrivée de Lanta, associé à Christophe Deylaud, le calme n'est pas revenu dans le club d'Alain Afflelou. Le président voudrait cependant croire que son club "ne revivra pas ce qui s'est produit la saison dernière" avec un maintien assuré en toute fin de parcours (12e) malgré un effort financier substantiel. Et même s'il a dit qu'il ne "s'attendait pas à rivaliser avec les six ou sept premiers", le lunetier a pourtant une nouvelle fois soutenu l'Aviron (6e budget avec 17,9 millions d'euros).

De rares raisons d'espérer

Mis à part le Stade Français, mal en point en ce début de saison, l'Aviron n'a rencontré que des équipes aux ambitions européennes. Après Biarritz, que les Bayonnais rencontreront dimanche à Anoeta pour un derby basque à fort enjeu symbolique, viendront des rencontres plus accessibles avec Agen, l'ancien club du duo Lanta-Deylaud, Bordeaux-Bègles et Grenoble, à part un périlleux déplacement à Toulon, leader du Top 14. "Il est trop tôt pour parler de maintien, s'insurge le pilier David Roumieu, un des anciens du club basque, on verra ça en février."





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