Il n'y a plus que l'Angleterre pour barrer la route du Grand Chelem au XV de France. A Murraylfied, les Bleus s'imposent 31 à 0 devant une piètre équipe écossaise.
Même privé d'Imanol Harinordoquy et de Jean-Baptiste Elissalde, une défaite du XV de France était difficile à imaginer en terre écossaise. Les Français n'avaient plus perdu à Murrayflied depuis 1996 et restaient sur un 51 à 16 infligé durant la dernière Coupe du monde en Australie. Si l'on y ajoute ses trois défaites en trois matches dans le Tournoi des Six Nations, y compris contre l'Italie, l'Ecosse se présentait comme la victime idéale. Le seul doute résidait dans l'amour-propre des Ecossais.
Cette unique inconnue du match est balayée dès le début de la rencontre. Car si la France ne rejoint les vestiaires qu'avec 11 points d'avance (un essai d'Olivier Magne et deux pénalités de Dimitri Yachvili), c'est surtout de sa faute. Souverains partout, les Bleus laissent filer plusieurs occasions d'essai, par précipitation ou mauvais choix. En seconde période, Dimitri Yachvili montre qu'il est peut-être mieux qu'un remplaçant. Il ajoute à son compteur personnel deux nouvelles pénalités et deux transformations consécutives à deux essais de Yannick Jauzion.
Après cette large victoire, la France prend rendez-vous avec les champions du monde anglais dans une sorte de revanche de la demi-finale perdue de la dernière Coupe du monde. Si la France perd contre l'Angleterre, et si l'Irlande bat l'Ecosse, Français, Anglais et Irlandais se retrouveront à égalité avec quatre victoires. Le tournoi ira alors à l'équipe qui aura la meilleure différence de points sur l'ensemble du Tournoi. Avantage à la France donc, qui n'a concédé que trois essais en quatre matches et dispose de la meilleure différence de points (+81), devant l'Angleterre (+67) et l'Irlande (+25).




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