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Ouverture d'une information judiciaire

Vendredi 24 juin 2011 - 19:56

Le parquet de Paris a ouvert vendredi une information judiciaire notamment pour escroquerie en bande organisée après les plaintes déposées par les dirigeants du club de rugby du Stade Français, menacé de dépôt de bilan.

Le président et l'administrateur du Stade Français, Max Guazzini et Bernard Laporte, ont déposé cette semaine une plainte, se jugeant victimes de la Fondation canadienne FACEM, qui n'a pas versé 12 millions d'euros promis pour devenir actionnaire majoritaire.

Trois personnes placées en garde ont été déférées vendredi dans la matinée au parquet qui a requis leur mise en examen et leur placement sous mandat de dépôt, a-t-on appris de source judiciaire. Le parquet a ouvert une information judiciaire pour "escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux", a-t-il été précisé.

Une personne "de nationalité camerounaise" avait été placée en garde à vue mardi soir, une autre mercredi soir et une troisième jeudi.

La personne placée en garde à vue mercredi soir s'était présentée comme le mandataire de la fondation canadienne, la Fondation pour l'amélioration des conditions de l'enfance dans le monde (Facem), censée reprendre le club et ayant garanti un apport de 12 millions d'euros qui n'a jamais été versé, selon l'une des sources.

Le président du Stade Français Max Guazzini et l'ex-entraîneur du club Bernard Laporte (1995-1999) ont tous les deux porté plainte pour escroquerie, après avoir découvert que les documents fournis par le repreneur du club, une fondation canadienne, s'étaient révélés faux.

Ce double dépôt de plainte est intervenu deux semaines après l'officialisation de la recapitalisation du club, orchestrée par Bernard Laporte, nommé administrateur du Stade Français, qui s'était associé à la Facem pour reprendre le club. Max Guazzini, ancien actionnaire majoritaire, devait lui conserver 25% des parts.

La ministre des Sports Chantal Jouanno avait admis jeudi que l'Etat ne pouvait pas sauver le Stade Français. Le club phare du Top 14 depuis des années doit trouver d'ici à lundi, date de son audition devant le Conseil supérieur de la Direction nationale d'aide et de contrôle de gestion (DNACG) de la Ligue nationale (LNR), 6,6 millions d'euros pour continuer à exister.

La ministre a toutefois assuré faire son possible pour faciliter une solution de reprise.

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