Les hommes du Mondial : Chris Paterson

Rugby / Mondial 2011

Les hommes du Mondial : Chris Paterson

Vendredi 23 septembre 2011 - 10:15

Chris Paterson, titulaire dimanche à l'arrière pour affronter l'Argentine incarne avec le deuxième ligne Nathan Hines et du haut de son record de sélections (108, dimanche) la vieille garde d'une équipe écossaise qu'il a aidée, tant bien que mal, à surnager ces dernières années.

Ses statistiques parlent pour lui: il est le seul Ecossais à avoir disputé quatre Coupes du monde et, face aux Pumas, il ne sera plus qu'à une sélection du record de matches joués dans cette compétition par un joueur du XV du Chardon, détenu par Doddie Weir (14).

Sa première sélection en équipe nationale date de 1999 et à l'époque, le joueur le plus jeune de la sélection écossaise 2011, le deuxième ligne Richie Gray, n'avait que dix ans!

Paterson, 33 ans, a su se rendre indispensable, notamment en raison de son exceptionnelle régularité aux tirs au but.

A titre d'exemple, il a jusqu'à présent marqué 131 points en Coupe du monde et occupe la sixième place du classement des meilleurs marqueurs, derrière des légendes comme le All Black Grant Fox, l'Australien Michael Lynagh, son compatriote Gavin Hastings ou bien sûr l'Anglais Jonny Wilkinson.

Polyvalence


Lors de la dernière édition, en 2007, il est même le seul buteur à avoir réussi 100% de ses coups de pied.

Sa qualité dans l'exercice est devenue ces dernières années l'une des principales armes d'un XV d'Ecosse en perte de vitesse et explique, pour une part, sa longévité.

Mais le vieux grognard offre également d'autres garanties, notamment celle de la polyvalence qui le rend capable d'évoluer à l'arrière, comme ailier ou au poste de demi d'ouverture.

Dans le jeu, Paterson n'est pas particulièrement impressionnant mais compense un gabarit relativement modeste dans le rugby d'aujourd'hui (1,83 m pour 80 kg) par un jeu propre, classique et une réelle qualité de relanceur.

Contre l'Argentine, dimanche, il aura pour mission d'essayer de qualifier les siens pour leur septième quart de finale en sept participations à la Coupe du monde.

Une tâche qui s'annonce difficile étant données les conditions de jeu qu'offre le Wellington Regional Stadium, notamment pour un buteur.

"J'ai déjà joué ici et il y avait beaucoup de vent, particulièrement dans le stade", a-t-il dit. "La façon dont il tourbillonne est assez unique mais on va faire avec", a ajouté Paterson, confiant: "Ca va être un match très tendu, très serré comme la plupart des matches que nous avons joué contre l'Argentine".

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