L'entraîneur-adjoint des All Blacks Steve Hansen, pressenti pour succéder à Graham Henry à la tête de la sélection néo-zélandaise après la Coupe du monde, s'est prêté jeudi à une conférence de presse au cours de laquelle il a notamment parlé du XV de France. Instructif.
Pour l'heure, Steve Hansen ne songe pas à la succession de Graham Henry mais à la finale qui se profile, dimanche contre la France. "Je m'en fous de ce qui se passe après dimanche soir. Toute mon attention est tournée vers la préparation de l'équipe pour qu'elle gagne. Je suis concentré sur les objectifs à court terme. Il n'y a pas de place pour autre chose. La seule chose que j'aie à mon programme, c'est de gagner le match", a-t-il déclaré.
"Il y a quatre ans, on a été éliminés en quart de finale de la Coupe du monde et les trois entraîneurs (Henry, Wayne Smith et lui) ont décidé de postuler à nouveau pour ce travail. On a eu la chance de l'avoir décroché et on va arriver dimanche pour gagner ce truc", a-t-il assuré. "On n'a pas souvent la chance de réaliser quelque chose d'exceptionnel. On va s'assurer de le faire", a-t-il conclu.
Circulez, y a rien à voir. Steve Hansen, 52 ans, fait partie de l'encadrement des All Blacks depuis la prise de fonctions de Graham Henry fin 2003. Il avait déjà été l'adjoint de Henry lorsque celui-ci entraînait le pays de Galles (1998-2002), puis avait pris sa succession à la tête des "Diables Rouges" jusqu'à la fin de la Coupe du monde 2003. Il succédera à Henry à la tête de la sélection après le Mondial, c'est un secret de polichinelle. Sauf, bien sûr, si la France s'impose...
La France, justement, Steve Hansen en parle très bien. "Les Français seront bons. Ils ont fait comme nous, ils ont gagné le droit de jouer à l'Eden Park dimanche à 21H00. C'est une course à deux chevaux (sic) et les deux équipes donneront le meilleur d'elles-mêmes pour gagner", a-t-il déclaré.
Interrogé sur la présence de William Servat, Nicolas Mas et Imanol Harinordoquy, absents au coup d'envoi du match de poule remporté par les Néo-Zélandais (37-17) le 24 septembre, le technicien a estimé que "cela leur apporte de l'expérience".
"L'expérience permet de mieux gérer la pression. Ce sont des joueurs de qualité. Ils auront un peu plus de variation en touche parce que Bonnaire ne sera pas leur seul sauteur, leur mêlée sera encore meilleure et ce sont les phases statiques qui permettent de lancer le jeu", a-t-il souligné.
Rappelons, si vous étiez sur Mars depuis une semaine, que les All Blacks affrontent le XV de France dimanche à l'Eden Park d'Auckland (21H00 locale, 10H00 française) en finale de la Coupe du monde de rugby. La France s'est hissée en finale malgré deux défaites lors de la phase de poules, face aux All Blacks et aux Tonga (19-14). Inutile de préciser que face à la Nouvelle-Zélande, qui évoluera à domicile, le XV de France ne sera pas favori. Mais manifestement, ce n'est pas l'adversaire rêvé des Blacks. Et c'est sans doute le principal atout des Français que ce statut de bête noire historique...



![]() | ![]() |
![]() |
![]() | ![]() |
![]() |
![]() | ![]() |
![]() |






