La tension est montée d'un cran dimanche en Nouvelle-Zélande avant la finale contre la France à l'Eden Park où les Français visent leur premier sacre mondial face à des All Blacks favoris et sevrés de titre depuis 24 ans. Près des deux tiers de la population de Nouvelle-Zélande (environ 4 millions d'habitants) devraient être devant leur téléviseur dimanche soir pour regarder la finale. Dimanche matin, les rues d'Auckland se sont progressivement remplies de supporteurs néo-zélandais arborant le fameux maillot noir, accompagnés, dans un calme absolu, d'une minorité de supporteurs français.
Plusieurs heures avant le coup d'envoi de la rencontre, la foule affluait également dans la "fanzone" érigée pour le Mondial sur les quais de la ville portuaire. Trois autres zones réservées aux supporteurs ont été ouvertes dans l'agglomération d'Auckland. "Aux portes de l'immortalité", titrait sobrement dimanche matin en Une, avec une photo du capitaine des All Blacks Richie McCaw et du trophée Webb Ellis, le quotidien The New Zealand Herald qui s'est signalé cette semaine par une campagne appuyée contre le XV de France.
Pour souligner l'idée d'union nationale derrière les All Blacks, le principal quotidien du pays met dimanche en corrélation la finale et les tremblements de terres ayant successivement frappé Christchurch, deuxième ville du pays, dont celui de février ayant causé la mort de 181 personnes. "C'est l'heure de la revanche. C'est l'heure de la victoire", écrit de son côté le Week End Press.
Installés, comme les All Blacks, dans un hôtel du centre-ville d'Auckland, les joueurs et entraîneurs du XV de France se sont rassemblés pour une promenade matinale sur la plage de Kohimarama.



![]() | ![]() |
![]() |
![]() | ![]() |
![]() |
![]() | ![]() |
![]() |






