L'Argentine, troisième du dernier Mondial, et l'Ecosse, laborieusement victorieuse de ses deux premiers matches de Coupe du monde, poule B, s'affrontent dimanche (20h30 locales, 07h30 GMT) pour une place quasi-assurée en quarts de finale, qui passera par une rude bataille devant.
Après avoir été la surprise de la Coupe 2007, les Pumas veulent confirmer en 2011, malgré une équipe sensiblement différente: seuls sept joueurs du XV titulaire pour affronter les Ecossais étaient présents lors du dernier Mondial.
Ce renouvellement n'a pas empêché les Argentins de réaliser deux premières sorties probantes. Face à l'Angleterre, d'abord, les hommes du capitaine Felipe Contepomi n'ont pas été loin de faire chuter le champion 2003 (défaite 13-9). Ils ont ensuite enchaîné avec une démonstration (6 essais) face à la Roumanie (43-8).
Bien loin du faible niveau affiché en match préparatoire face au Pays de Galles (28-13), les Argentins semblent transformés par la Coupe du monde.
La formation argentine reste sur deux défaites consécutives face au XV du Chardon, en 2010, à Tucaman (24-16) et Mar del Plata (13-9) mais fait remarquer son entraîneur, Santiago Phelan: "on a eu deux mois pour se préparer donc je pense qu'il y a une grande différence par rapport aux derniers matches que nous avons joués face à l'Ecosse".
"Cinquante/Cinquante"
Pour cette dernière, l'enjeu est lourd. Une défaite face à l'Argentine l'obligerait à gagner contre l'Angleterre lors de son dernier match de poule pour espérer se qualifier.
En six participations à la Coupe du monde, les Ecossais ont toujours réussi à aller jusqu'en quarts de finale, atteignant même le dernier carré en 1991.
Une non-qualification de l'équipe entraînée par l'Anglais Andy Robinson viendrait confirmer sur la scène mondiale la lente déchéance du rugby écossais, abonné depuis des années aux dernières places dans le Tournoi des Six Nations.
Ses performances face à la Roumanie (34-24) puis la Géorgie (15-6) ne plaident pas en sa faveur, notamment dans le secteur des avants qui pourrait être primordial dimanche, face à des joueurs aussi expérimentés que Ledesma, Roncero, Albacete ou encore Leguizamon.
"Pour moi, c'est vraiment du 50/50", a estimé Robinson, exprimant son plus grand respect pour les Pumas et Phelan. "C'est un gars sympa et il a fait du très bon boulot avec l'équipe d'Argentine", a-t-il dit, ajoutant: "Dans un bon jour, nous savons que l'Argentine peut battre n'importe quelle équipe".





![]() | ![]() |
![]() |
![]() | ![]() |
![]() |
![]() | ![]() |
![]() |






