Biarritz, lourdement défait aux Harlequins la semaine dernière, a assuré l'essentiel en dominant avec bonus offensif la franchise italienne de Zebre (38-17), lors de la 2e journée de la Coupe d'Europe.
Les Basques ont pris ce premier rendez-vous européen à domicile par le bon bout, sans manquer d'humilité, pour suivre le rythme des Harlequins, vainqueurs au Connacht sans bonus (30-22), leurs principaux rivaux pour la première place dans cette poule 3. Après 18 minutes de jeu, ils avaient déjà inscrit trois essais par Barcella (5), Lesgourgues (11) et Ngwenya (18), conséquences logiques de la puissance de leur pack pour les deux premiers, d'une flaque heureuse pour celui de l'ailier américain.
Pour le quatrième, synonyme de bonus, les hommes de Milhas ont attendu le début du deuxième acte, et une réalisation de Taele validée par l'arbitre vidéo (46), après pourtant une grosse succession de mêlées improductives juste avant la pause. Il fallait au moins ça pour éviter toute mauvaise surprise, avec cette satanée botte italienne, précise, de près avec Halangahu (3 pénalités) ou de loin par Garcia (24-12, 49). Lesgourgues, en filou sur pénalité rapidement jouée (53), et l'entrant Héguy, en force (60), se chargeaient d'éteindre définitivement les cendres des Parmesans, qu'on sentaient tout près de sombrer corps et bien. Il n'en fut rien pour les hommes de Christian Gajan qui sortaient enfin leurs griffes dans un baroud qu'ils maîtrisaient, à l'image de Van Schalkwyk qui sauvait l'honneur sur un essai validé à la vidéo (77) après de longues séquences mettant à l'épreuve la solide défense biarrote.

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« Mon seul regret est que Monsieur Fernandez ne soit pas parti plus tôt. »
Jacques Rousselot, président de l'ASNL