Le RCT, ambassadeur de Toulon

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Le RCT, ambassadeur de Toulon
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Le RCT, ambassadeur de Toulon

Samedi 18 mai 2013 - 10:27

Avec un recrutement "galactique" ouvert sur le monde et une exposition accrue grâce à ses bons résultats, le Rugby Club Toulonnais, qui dispute samedi la finale de la Coupe d'Europe contre Clermont, est devenu l'ambassadeur de toute une région.

La terreur des terrains, le Sud-Africain Bakkies Botha, la légende vivante du rugby, le Britannique Jonny Wilkinson, l'Australien Matt Giteau ou encore l'ancien pilier All Black Carl Hayman... Certes le RCT n'est pas le seul club français à compter une importante colonie étrangère dans son effectif, mais sa puissance financière grandissante et l'ambition de son président Mourad Boudjellal lui ont permis de recruter les plus grands joueurs de la planète, "de quoi soulever la curiosité de leurs compatriotes et attirer les regards sur Toulon", estime Jérôme Gallion, ancienne gloire du club.

"Avec la diversité des joueurs qui composent l'équipe, le club devient une agence de voyage. Dans le monde entier, les gens veulent en savoir plus sur Toulon, cette région qui attire de grands joueurs", ajoute l'ancien demi de mêlée international et président du club (de 2000 à 2003) pour qui "les joueurs du RCT sont devenus les meilleurs ambassadeurs de la région".

Dans son autobiographie "Ma mauvaise réputation" parue début mai, Mourad Boudjellal raconte avoir dîné avec Christine Lagarde, alors ministre de l'Economie, qui lui avait confié que lors d'une rencontre avec le Premier ministre néo-zélandais, celui-ci lui avait lancé d'emblée : "Ah la France, Toulon ! Ah, le rugby, Tana Umaga !", en référence à l'ancien capitaine emblématique des All Blacks, venu jouer et entraîner au RCT entre 2006 et 2010.

Premier port de défense de France, Toulon a longtemps souffert d'une image brouillée, devenant en 1995 l'une des trois premières villes de France gérées par le Front National. Toulon a retrouvé un dynamisme économique. Selon une étude de l'Insee de 2012, le taux de chômage de la zone d'emploi de Toulon est inférieur à la moyenne régionale, une première depuis 2003. C'est là que se "crée le plus d'activité sur la région Provence Alpes Côte d'Azur", rappelle le sénateur-maire (UMP) Hubert Falco ancien secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants. La ville, qui verse "une subvention annuelle de 5 millions d'euros" au club et met à sa disposition le stade Mayol pour 10.000 euros par an, profite également largement de la nouvelle notoriété du club. "Le RCT participe positivement à l'image de la ville. De plus, les gens ont besoin de bonheur, ce que leur apporte le club à travers sa réussite. Et il rassemble. Quand vous avez 15.000 spectateurs à Mayol, il n'y a plus de différence entre un médecin et un chômeur", ajoute le maire.

Nombreux sont ceux qui se retrouvent dans ce club atypique, présidé par un passionné iconoclaste qui affirme vouloir se démarquer de la culture "cassoulet" d'un sport "réactionnaire". "Je veux que ce sport intelligent sorte du rugby franchouillard. Ici à Toulon, on y arrive doucement grâce au RCT, on va dans les cités. Avant, les gamins portaient le maillot de l'OM", expliquait Mourad Boudjellal cet hiver. "Certains nous aiment, d'autres nous haïssent. Mais on possède une image, ajoute le président dans son autobiographie. Toulon est le club du sud de la France, de Corse et d'ailleurs".

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