Rugby - Coupe d'Europe

La Coupe d'Europe remise en question

La Coupe d'Europe remise en question

Les clubs français et anglais ont demandé en avril une renégociation du cadre actuel qui arrivera à échéance en 2014. Ils veulent revoir la formule, le calendrier, le mode gouvernance et la répartition financière des recettes. Le nerf de la guerre. Des changements qui se feraient au détriment des équipes irlandaises, écossaises, galloises et italiennes. La Ligue nationale de rugby ( LNR) et Premiership Rugby voulant recevoir en proportion de l'argent qu'ils apportent aux compétitions.

Français et Anglais souhaitent notamment la réduction du nombre de clubs de 24 à 20. Le nombre de clubs français et anglais resterait inchangé (6 chacun) mais celui des équipes de Ligue celtique passerait de 10 à 6. Le vainqueur de la Coupe d'Europe et du Challenge européen compléteraient le tableau.

Français et Anglais veulent aussi que les équipes de la Ligue celtique soient qualifiés en fonction de leur classement, comme eux, et non en vertu de quotas nationaux comme aujourd'hui, au risque de voir certains pays, comme l'Italie ou l'Ecosse, absents de la compétition.

Si les Français évoluent avec prudence, les Anglais ont mis les pieds dans le plat la semaine dernière. La ligue anglaise s'est entendue avec un nouveau diffuseur, BT, pour la diffusion du championnat pendant quatre ans. Or, le contrat de 152 millions de livres (189 millions d'euros) inclut également la diffusion des matches des clubs anglais dans les compétitions européennes à partir de 2014. L'ERC, chargée d'organiser les compétitions européennes, a répondu en rappelant qu'elle seule a le droit de disposer des droits de diffusion de ses compétitions et rappelé qu'elle avait signé un accord, "entériné par Premiership Rugby", avec le groupe Sky jusqu'en 2018. La réponse du directeur exécutif de BT, Mark Watson, a été plus qu'expéditive : "La Coupe d'Europe, selon le contrat actuel, a encore une saison à vivre et ce sera fini".

Le rendez-vous de Dublin a tout lieu d'être d'explosif tant les positions sont différentes. Les Celtes et Italiens souhaitent conserver la formule actuelle. Les Français veulent des changements mais négociés et ne sont pas disposés à abandonner la Coupe d'Europe ou à exclure les Celtes, comme les Anglais se disent prêts à le faire. L'annonce anglaise relève "de la pression classique avant le début d'une négociation importante", dédramatise Patrick Wolff, le vice-président de la LNR. En 2007, un bras de fer similaire s'était déjà déroulé entre les différentes parties. L'arrivée à échéance des accords de Paris de 1999 avait alors viré à l'épreuve de force avec une menace de boycottage par les clubs français et anglais. Il avait fallu quatre mois de négociations pour s'entendre.

Droits TV : 50% en plus
Le contrat de BT avec Premiership Rugby constitue un argument de poids pour les Anglais. Sur les 152 millions d'euros de l'accord, environ 100 millions concernent la diffusion des compétitions européennes, soit 50% de plus que l'accord ERC/Sky, estimé à 70 millions de livres. S'ils voient leurs exigences remplies, les Anglais apporteront cette nouvelle manne au pot commun réparti chaque année entre actionnaires.

Cette hausse pourrait faciliter une réforme de la répartition financière au sein de l'ERC. Anglais et Français voudraient changer le système actuel (25% pour la LNR, 25% pour Premiership Rugby et 50% pour les nations de la Ligue celtique) en un système de "trois tiers" (33% chacun). Un pot revu à la hausse compenserait les pertes des Celtes.




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