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Rare rescapé des grandes épopées européennes de Biarritz, le centre Damien Traille repart en campagne samedi face aux Harlequins au Twickenham Stoop de Londres, où il a conquis en mai dernier le Challenge Européen, synonyme de nouvelle participation à la Coupe d'Europe.
Pour Traille comme pour le BO, l'automne a toujours un goût particulier. Cela fait treize ans que cela dure, une idylle ininterrompue pour le club basque qui connaît sur le bout des crampons tous les prés d'Italie ou d'outre-Manche, à commencer par celui des Harlequins.
"En retournant dans ce stade samedi, on aura forcément une petite pensée, remarque Traille dans un sourire teinté de nostalgie. On ne pouvait pas rêver meilleur endroit pour démarrer la compétition. J'espère que le Stoop nous redonnera autant de motivation afin de réaliser quelque chose".
Avec 50 matches de Coupe d'Europe au compteur, auxquels s'ajoutent 26 rencontres de Challenge (avec Pau et Biarritz), le natif de Nay (Pyrénées-Atlantiques) sera au coup d'envoi le seul dinosaure basque à avoir connu les grands moments du BO sur la scène européenne. En effet, parmi les vétérans des campagnes de 2006 et 2010, terminées par un revers en finale, Dimitri Yachvili, Imanol Harinordoquy et Jérôme Thion sont blessés tandis que les remplaçants Julien Peyrelongue et Benoît August ont vu leur temps de jeu se réduire.
"J'aimerais écrire une ligne de plus au palmarès du BO, confie le joueur de 33 ans qui, blessé, n'avait pas pris part à la dernière finale de 2010 contre Toulouse au Stade de France. On a échoué deux fois sur l'ultime marche. C'est très difficile à vivre de s'arrêter si près du but. Alors après avoir offert le Challenge, on aimerait passer à la Coupe d'Europe. Le seul trophée qui manque dans la vitrine d'Aguilera".


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