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Le directeur du rugby du Stade Français Michael Cheika, qui dispute vendredi son dernier match de la saison lors de la finale du Challenge européen face aux Harlequins, estime que sa première année d'exercice "n'aura pas été inutile" malgré des résultats sportifs décevants.
Q: Vous allez disputer le dernier match de la saison. Quel bilan tirez-vous de cette première année à la tête du Stade Français?
R: "On a bien commencé et après, on avait pas assez de joueurs pour bien continuer sur les deux tableaux. Ca nous a coûté. On a eu des bons matches, des très mauvais aussi. On a fait beaucoup de changements hors terrain et tout ça a un prix. L'important, c'est qu'on a pris des décisions. On ne va peut-être pas sortir avec les résultats dont on avait besoin mais surtout avec les changements dont on avait besoin."
Q: Le bilan est-il donc plutôt positif ou négatif?
R: "Je ne dirai pas que c'est positif parce qu'on voit là où on a terminé le Championnat (11e). Ce sera plus positif si on gagne vendredi. Mais on a fait ce qu'il fallait faire: laisser partir des joueurs qui ont joué pour le club pendant longtemps, changer le staff, réorganiser en interne, donner plus de rôle aux leaders.... Cette saison n'a pas été inutile. Si on réussit la saison prochaine, ce sera grâce à cette saison et les décisions difficiles qu'on a faites. Les moments difficiles, c'est normal dans la progression d'une équipe."
Q: Vous attendiez-vous à ce que ce soit aussi compliqué?
R: "C'est vrai que l'effectif était trop petit. Je n'ai pas eu beaucoup d'apport parce que quand je suis arrivé l'équipe était faite. L'aspect financier (déficit du club, ndlr), personne ne pouvait le voir de l'extérieur et je ne pouvais pas le voir. Mais avec le nouveau renforcement financier et un nouveau groupe de joueurs, ce sera positif. Notre projet continue."
Q: Connaissez-vous déjà le visage du Stade Français la saison prochaine?
R: "Presque. On est pas loin d'avoir tout fait."
Q: Quels sont vos axes de recrutement?
R: "Je pense qu'il y aura quinze, seize joueurs qui arriveront pour dix départs environ, ce qui amènera l'effectif à 34-35 joueurs. On a d'abord dressé des profils de joueurs dont on avait besoin pour remplir certains rôles, sans poser de noms. On a fait le recrutement comme ça et ça se passe assez bien. Je n'en dirais pas plus."
Q: Avez-vous l'assurance de garder l'essentiel de vos joueurs cadres?
R: "La plupart ont un contrat. Ce n'est pas le Far West où les joueurs partent quand ils veulent. Et il n'y a pas plus loyal au Stade Français que des Parisse ou des Szarzewski. Ils avaient des opportunités de partir avant de reconduire leurs contrats. Ils veulent tout faire pour gagner, ce n'est pas du genre à s'échapper quand il y a un problème."
Q: On annonce l'arrivée de Bernard Laporte avec un rôle dans le secteur sportif. Ne craignez-vous pas que vos prérogatives de directeur du rugby en soient réduites?
R: "Absolument pas. Il a des capacités, des bons contacts, beaucoup d'expérience... Si la situation que Max (Guazzini, le président) est en train d'organiser se réalise -et il prendra les bonnes décisions sur qui sera où-, ça ne peut que nous rendre plus fort."
Propos recueillis par Simon VALMARY



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