Visé par une enquête diligentée par le ministère, le président de la Fédération française de rugby a fait une démonstration de force lors d’une assemblée générale, samedi à Avignon. Bernard Laporte a fait adopter sa réforme territoriale à 83,33% des voix.

L’enjeu de cette réforme était de « rendre le pouvoir aux clubs », selon une formule scandée à l’envi par Bernard Laporte durant la campagne qui l’avait menée à a tête de la FFR. Une réforme plébiscitée, malgré les affaires qui entourent l’homme fort du rugby français depuis quelques semaine. Rappelons en effet qu’ l’Inspection générale jeunesse et sports mène une enquête sur les relations entre Laporte et Mohed Altrad, sur fond de présomption de favoritisme. Un contexte qui n’a pas ému le monde amateur, manifestement convaincu par cette réforme. Celle-ci instaure le vote électronique décentralisé pour les prochaines assemblées générales et instaure 14 ligues régionales pour gérer le rugby français.

Prochaine échéance de taille pour Bernard Laporte dès lundi : il présentera la candidature de la France pour la Coupe du monde 2023 devant le board de World Rugby, à Londres.

Les principales mesures de la réforme