Le président du
Stade Français Max Guazzini s'est interrogé lundi sur l'existence d'un "sentiment anti-français" en Nouvelle-Zélande après l'agression du centre parisien Mathieu Bastareaud, dimanche à Wellington en marge de la défaite du
XV de France contre les All Blacks.
"Il ne faut pas généraliser des comportements isolés mais on peut quand même s'interroger sur un sentiment anti-français en Nouvelle-Zélande", a déclaré M. Guazzini, joint au téléphone par l'AFP.
Le centre du XV de France et du Stade Français
Mathieu Bastareaud a été agressé par un groupe de quatre ou cinq personnes à Wellington, dimanche dans la nuit suivant la défaite française (10-14) contre les All Blacks.
Selon l'encadrement français, Bastareaud, qui était sorti avec ses partenaires après la rencontre, a été roué de coups vers trois heures du matin en sortant du taxi qui le ramenait à l'hôtel de l'équipe de France, situé dans le centre de Wellington.
"Il va y avoir la Coupe du Monde en Nouvelle-Zélande en 2011 et si les joueurs doivent avoir des gardes du corps, c'est quand même très étonnant. Cela pose un problème pour la sécurité des joueurs", a poursuivi M. Guazzini.
Bastareaud a quitté lundi matin la délégation du XV de France, présente à Sydney, pour rentrer en France. De son côté, la police néo-zélandaise a annoncé l'ouverture d'une enquête.
Le joueur n'a pas souhaité porter plainte. "Il m'a dit que ça ne servait à rien car on ne retrouverait pas les agresseurs et qu'il aurait été obligé de rester sur place. On lui a déconseillé de porter plainte", a poursuivi M. Guazzini.
Dimanche, le manageur du XV de France,
Jo Maso, avait déclaré "respecter la volonté du joueur" de ne pas déposer plainte. Les Français affrontent l'Australie samedi à Sydney.