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L'Australie s'est aisément imposée (22-6) contre le XV de France, remportant sa quatrième victoire consécutive en une année contre les Français, samedi à Sydney lors du troisième et dernier test-match de la tournée estivale. Les Bleus restent donc sur un bilan d'une belle victoire (27-22) et une courte défaite contre les All Blacks (14-10), puis une défaite contre les Wallabies, pour leur tournée dans l'hémisphère sud. Une tournée qui restera marquée par ce qu'il convient d'appeler "l'affaire Bastareaud".
Les Français, déjà défaits (10-14) samedi dernier en Nouvelle-Zélande, repartent des antipodes avec un bilan comptable négatif, malgré leur belle victoire (27-22) contre les All Blacks le 13 juin dernier à Dunedin en ouverture de leur tournée.
Les Wallabies, déjà vainqueurs à deux reprises de l'Italie, ont en revanche idéalement préparé le Tri-Nations, qu'ils débuteront le 18 juillet en Nouvelle-Zélande. Ils tenteront de remporter cette compétition pour la première fois depuis 2001.
Visiblement éreintés, les Français qui ont été beaucoup sanctionnés n'ont jamais été en mesure d'enrayer la belle mécanique australienne, réglée au millimètre sur l'activité de son ouvreur, Matt Giteau.
La vedette australienne inscrivait l'unique essai de la rencontre à la 18e minute après avoir initié l'action avec son capitaine, Stirling Mortlock. Une course intérieure de l'ailier Lachie Turner permettait au centre Berrick Barnes d'offrir l'essai à Giteau, qui transformait (7-0).
Les Français devaient se contenter de trois petits points en première période, sur une pénalité inscrite par l'ouvreur Lionel Beauxis, guère en réussite par ailleurs, après un plaquage dangereux de George Smith par Damien Traille.
Mais Giteau profitait d'un hors-jeu français pour porter l'avance australienne à 10 à 3 à la pause. Et les Wallabies creusaient imperturbablement l'écart entre la reprise et l'heure de jeu par quatre nouvelles pénalités de l'ouvreur australien, sanctionnant deux hors-jeu et deux fautes françaises dans des rucks.
Les Français profitaient d'une de leurs rares incursions dans les vingt-deux mètres adverses pour pousser leurs adversaires à la faute en mêlée. Mais malgré leur retard conséquent au score, ils choisissaient la pénalité, que réussissait Yachvili (22-6, 57). Symbole de l'impuissance française.
AFFAIRE BASTAREAUX : LES LANGUES SE DELIENT
Le bilan sportif de la tournée estivale du XV de France est mitigé, avec une victoire et une défaite contre la Nouvelle-Zélande, mais une victoire nette contre l'Australie. Quant au bilan médiatique de cette tournée, il restera tout entier marqué par l'affaire de la fausse agression de Mathieu Bastareaud. Une affaire sur laquelle on en a appris un peu plus, samedi matin.
Les 3e lignes Fulgence Ouedraogo et Louis Picamoles sont les deux joueurs du XV de France qui ont regagné l'hôtel de Wellington en compagnie de deux femmes et de Mathieu Bastareaud, qui a reconnu avoir menti concernant une prétendue agression en pleine rue, le 21 juin.
Selon des sources concordantes au sein du XV de France, Ouedraogo et Picamoles sont rentrés en taxi à l'hôtel de Wellington où résidait le XV de France en compagnie de deux femmes, en même temps que Bastareaud, qui est arrivé avec un autre taxi.
Le visage tuméfié, Bastareaud s'était déclaré victime d'une agression en pleine rue perpétrée par quatre ou cinq individus dans la nuit du 20 au 21 juin à Wellington après la défaite (10-14) face aux All Blacks.
Il a reconnu jeudi avoir menti, affirmant avoir "heurté la table de nuit" de sa chambre d'hôtel.
Selon la police de Wellington, Bastareaud a regagné l'hôtel des Français le 21 juin à 5h22 du matin. Il ne serait remonté dans sa chambre que vingt-cinq minutes plus tard.
"Ce qui s'est passé pendant ces 25 minutes est matière à spéculation (...). Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il n'a pas été agressé devant son hôtel par quatre ou cinq voyous", a déclaré vendredi Pete Cowan, le chef de la police de Wellington, pour qui "de [son] point de vue, à présent l'affaire est close."
La prétendue agression de Bastareaud avait provoqué une vive émotion en Nouvelle-Zélande, qui accueillera la Coupe du Monde en 2011.
La Fédération néo-zélandaise de rugby s'est dite "scandalisée" par le mensonge de Bastareaud. La maire de Wellington, Kerry Prendergast, a également dénoncé le mensonge du joueur.
Le président de la Fédération française de rugby (FFR), Pierre Camou, a adressé ses excuses "au peuple néo-zélandais et à la Fédération néo-zélandaise" et a saisi la Commission de discipline de la FFR concernant Bastareaud.



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