La colère était toujours vive lundi en Afrique du Sud autour de la prestation du chanteur Ras Dumisani, accusé de ne pas avoir respecté l'hymne sud-africain vendredi avant le test-match contre la France à Toulouse.
La Fédération sud-africaine de rugby, "choquée et horrifiée par cette interprétation de l'hymne", a adressé lundi un courrier à son homologue française pour exprimer sa consternation, a annoncé son président, Oregan Hoskins, qui avait déjà fait passer le message par téléphone dès samedi matin. Le chanteur de reggae Ras Dumisani a assuré sur
- La Fédération sud-africaine de rugby (SARU) a annoncé lundi avoir écrit à son homologue française pour lui signifier qu'elle était "choquée et horrifiée" par l'exécution de l'hymne national sud-africain. "En tant que fédération, nous avons été choqués et horrifiés par l'exécution de l'hymne et j'ai contacté la Fédération française samedi matin pour lui faire part de nos inquiétudes", a indiqué le président de la SARU, Oregan Hoskins. "Quelque chose s'est vraiment passé de travers à Toulouse et le résultat est qu'une offense a été faite non seulement aux Springboks et à la SARU mais aux Sud-Africains en général", poursuit-il.
-
une radio sud-africaine qu'il avait "très bien chanté" et que la mauvaise impression d'ensemble venait d'une sonorisation défectueuse.
L'argument n'a pas convaincu la Ligue des jeunesses communistes d'Afrique du Sud, qui a publié un communiqué indigné: "Ras Dumisani est un opportuniste, un escroc, un massacreur de gammes et une honte pour notre pays".
La colère des supporteurs s'exprimait aussi sur internet. Sur le site de socialisation Facebook, un groupe "Interdire Ras Dumisani de chanter à nouveau" a réuni des centaines de membres en quelques heures. "Je ne savais pas si je devais rire ou pleurer quand j'ai entendu ce clown hululer et crier notre hymne national... Quelle honte pour le pays", a écrit un supporteur sur le site internet du quotidien The Times.
Vendredi soir après le match perdu (20-13) par les Springboks, l'entraîneur sud-africain
Peter de Villiers avait soulevé la question, estimant que les Français "avaient manqué de respect" à l'hymne sud-africain. Le manageur du
XV de France,
Jo Maso, a répondu samedi que le chanteur avait été choisi par l'ambassade d'Afrique du Sud en France.