Le rugby à VII a les yeux rivés sur Rio

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Le rugby à VII a les yeux rivés sur Rio

Mercredi 28 mars 2012 - 10:08

Le rugby à VII a déjà les yeux braqués sur les JO de Rio en 2016, grâce auxquels joueurs et entraîneurs de ce sport spectaculaire mais peu médiatique, espèrent sortir de l'ombre du XV sans toutefois entrer en concurrence avec la discipline-reine de l'ovalie.

Réunie à Hong Kong, à l'occasion de la prestigieuse 6e étape du circuit mondial remportée dimanche par les Fidji aux dépens de la Nouvelle-Zélande (35-28), l'élite du rugby à VII compte les jours qui la sépare des jeux Olympiques de Rio en 2016 qui verra la discipline faire son entrée dans la famille olympique pour la première fois.

La décision prise en 2009 par le Comité olympique international (CIO) a fait du rugby à VII l'ambassadeur du ballon ovale aux JO auxquels le rugby à XV lui, n'a pas plus participé depuis Paris en 1924.

Moins connu que son cousin le XV, le rugby à VII est ainsi devenu pour l'International Rugby Board (IRB) qui préside aux destinées des deux, une vraie "carte de visite" qui doit permettre à l'ovalie d'accéder à une reconnaissance mondiale.

Car, même si le VII dispose déjà de son propre circuit mondial jalonné de vrais grands rendez-vous populaires comme à Hong Kong ou Dubaï, même s'il participe aussi à de grands événements multi-sports comme les jeux du Commonwealth, sa participation aux JO doit le faire passer dans une nouvelle dimension.

"Il y a une vraie reconnaissance pour le VII en Australie. C'est un réel phénomène", estime l'entraîneur Wallaby Michael O'Connor selon qui, la perspective des JO de Rio modifie déjà la façon de jouer de ses joueurs et sa manière d'entraîner.

"Une médaille olympique augmenterait le pedigree de l'équipe de VII, et le plus tôt sera le mieux", observe de son côté le capitaine néo-zélandais, DJ Forbes qui vit dans l'ombre majuscule de ses cousins All Blacks.

"Plus rapides"

"Il y aura pas mal de gars qui vont se concentrer sur leur participation dans l'équipe pour la Coupe du monde (en Angleterre en 2015, ndlr) et après ça, beaucoup de All Blacks devraient aussi se concentrer sur l'équipe de VII à cause du prestige des jeux Olympiques", explique l'ex-star kiwi Tana Umaga.

"Vous allez devoir probablement décider plus tôt sur ce que vous souhaitez vous concentrer: le XV ou le VII. C'est un peu comme être un sprinter ou un lanceur de poids, vous devez choisir, vous ne pouvez pas faire les deux", prédit le légendaire 3/4 centre All Black.

Se faisant, Umaga pointe l'une des craintes des contempteurs du rugby à VII qui redoutent que son développement ne se fasse au détriment des qualités requises pour bien jouer au rugby à XV.

Jeu rapide, fait d'évitements, le rugby à VII tend par exemple à faire fi du combat à la base du XV.

Mais pour une autre légende vivante du rugby néo-zélandais, l'ex-ailier All Black John Kirwan, le débat n'a pas lieu d'être.

"Vingt ans plus tôt, le VII était un jeu hybride et personne n'y comprenait rien. Maintenant il fait partie du jeu. Si nous comprenons les risques, nous devrions être capables d'y remédier. Cela apporte de nouveaux défis mais ils sont tous positifs".

Même son de cloche du côté de l'entraîneur de la sélection anglaise de VII, Ben Ryan, qui estime que les deux disciplines ont plus de points communs que de différences.

"C'est comme faire l'analogie entre un poids lourds et un poids moyens en boxe", résume Ryan dont l'équipe s'est inclinée face au Fidji en demi-finale à Hong Kong (14-7).

"Il y a l'élément physique...(les joueurs de VII) sont plus rapides et leur vitesse d'endurance est meilleure. Mais à la fin de la journée, c'est toujours du rugby. Vous devez courir plaquer, être vif et intelligent".

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