La logique a été respectée samedi à Las Vegas. Floyd Mayweather, pour sa cinquantième victoire, a dominé Conor McGregor, novice des rings

Pendant les quatre premières reprises, McGregor, ancien apprenti-plombier de Dublin devenu terreur des octogones de MMA, a fait souffrir Floyd Mayweather qui a fait son âge et a semblé sans réponses. Mais l’Américain a pris peu à peu l’ascendant et à partir de la 6e reprise a nettement dominé les débats, touchant au visage son adversaire quasiment à chacun de ses coups. Au bord de la rupture durant le 9e round, visiblement fatigué, McGregor a été arrêté par l’arbitre dans la reprise suivante après avoir encaissé deux violents crochets du gauche.

Sportivement sans intérêt, mais particulièrement lucratif

En fait, peu importe le vainqueur. Ce combat entre dans l’histoire de la boxe et du sport-business par la petite porte. Sportivement sans intérêt, le duel a étonnement fait tourner la machine à billets. L’Irlandais, vainqueur de 21 de ses 24 combats de MMA, était assuré de toucher le plus gros chèque de sa carrière -70 millions au minimum, 100 ou 150 millions selon les prévisions les plus folles- tandis que Mayweather, sorti pour l’occasion de sa retraite dorée prise en 2015, pourrait empocher 250 millions de dollars ! Les recettes, tirées des droits TV – 99,99 dollars aux Etats-Unis pour suivre le combat à la télévision -, des contrats de sponsoring et de la billetterie (pour être au bord du ring, certains riches spectateurs ont déboursé jusqu’à 102.000 dollars, ndlr), devraient dépasser les 700 millions de dollars générés en 2015 par le précédent « combat du siècle » entre Mayweather et Manny Pacquiao. Les bookmakers aussi ont fait de belles affaires: jamais un combat de boxe n’aura suscité autant de paris avec des mises atteignant un million de dollars.