Sous le choc

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Sous le choc

Jeudi 7 juillet 2005 - 0:45

Les réactions ont été unanimes à l'issue de la défaite parisienne pour les Jeux 2012 : beaucoup de déception, une grande incompréhension et une rancoeur à peine voilée envers le vainqueur londonien.

"Il y a un problème." La petite phrase du président du CNOSF, Henri Sérandour, résume bien la situation. Pour la troisième fois en 20 ans, la France échoue dans une candidature pour les Jeux d'été, alors que Londres l'emporte... pour la troisième fois de son histoire. "On voit bien que ce ne sont pas les arguments sportifs qui jouent. Le côté géopolitique a dû l'emporter sur le sportif" analyse pour sa part Bernard Amsalem, le président de la Fédération française d'athlétisme (FFA). Hommes politiques, dirigeants sportifs, partenaires économiques du sport ou simples supporters anonymes de la candidature de Paris, tous sont sous le choc après le choix du CIO. Un choix que certains n'hésitent pas à attribuer à l'activisme des Britanniques. "Moi, j'avais compris qu'il fallait le meilleur dossier, le meilleur état esprit", déclare le maire de Paris, Bertrand Delanoë. Une façon de sous-entendre que le "fair-play" français s'est incliné devant le lobbying anglais. D'autres prennent moins de précaution pour dire la même chose, tel l'ex champion de judo Thierry Rey qui considère qu'il y a eu d'un côté "certaines valeurs olympiques" et de l'autre "des manières de fonctionner qui ont été un peu spéciales".

UNE INJUSTICE

Mis à part quelques irréductibles, tel le collectif anti-Jeux parisien qui s'est félicité par l'intermédiaire de son président Gildas Grimault de cette défaite qui évite "un réaménagement urbain qui aurait été l'occasion d'en finir définitivement avec les pauvres à Paris", la grande majorité des voix qui se sont élevées mercredi expriment tristesse, incompréhension et parfois colère. "C'est une injustice que nous font les membres du CIO. C'est un affront à la France", s'est emporté Francis Luyce, président de la Fédération française de natation (FFN). "Je ne comprends pas. Cela fait trois fois, 1992, 2008 et 2012 qu'ils refusent les JO à Paris. Je ne sais pas. C'est bizarre", pense de son côté Tony Parker. Les plus incrédules doivent pourtant se rendre à l'évidence.

Le chef de l'Etat, lui, a accepté la défaite. Question d'entraînement sans doute. Jacques Chirac a souhaité "bonne chance et pleine réussite aux autorités et au peuple britanniques". Il a été l'un des rares à le faire...

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