Les observateurs dépêchés par l'Agence mondiale antidopage (AMA) à Athènes avaient estimé dans leur rapport que plusieurs erreurs avaient été commises dans la gestion du cas Tyler Hamilton. Ils s'interrogeaient notamment sur pourquoi l'échantillon A du coureur a d'abord été déclaré négatif ; et pourquoi l'échantillon a-t-il été congelé alors que les règles stipulent qu'il faut le garder au moins un mois à 4°.
La justice grecque s'est prise au jeu. Après l'échauffement constitué par l'affaire Costas Kenteris-Ekaterini Thanou-Christos Tzekos, elle lance des poursuites pénales visant le laboratoire d'Athènes accrédité par le Comité international olympique (CIO). Ces poursuites visent à déterminer s'il y a eu une destruction "intentionnelle" ou "par négligence" de l'échantillon sanguin du champion olympique du contre-la-montre, l'Américain Tyler Hamilton. La justice grecque doit également enquêter sur l'éventuelle "implication morale" du coureur américain dans la destruction de l'échantillon.
Dans une autre affaire, des poursuites, pour usage d'un anabolisant lors des Jeux olympiques contre l'haltérophile grec Leonidas Sampanis, qui avait été disqualifié pour dopage et exclu des Jeux, ont également été lancées. Selon le droit grec, le dopage est passible d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à un an, mais qui peut être transformée en amende.




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