L'AFLD n'arrive pas à suivre

Omnisports / Dopage

L'AFLD "très impressionnée"

Pierre Bordry se dit "très impressionné" par le travail des autorités américaines qui enquêtent sur le cas de Lance Armstrong, accusé de dopage par son ex-coéquipier Floyd Landis.

"Si les procureurs américains ou l'Agence américaine nous demandent quelque chose, dans le cadre de l'entraide judiciaire nous le ferons évidemment", assure le président de l'AFLD. Plusieurs échantillons sanguins et urinaires d'Armstrong sont conservés en France. Ceux du Tour de France 1999 qui contiendraient de l'EPO, selon une enquête menée par le quotidien L'Equipe en 2005, sont sous scellés judiciaires au laboratoire antidopage de Châtenay-Malabry. Pour ces échantillons, le délai de prescription en matière de sanction sportive - fixé à huit ans par le code mondial antidopage - est désormais dépassé.

Le septuple vainqueur du Tour de France est la cible d'enquêtes menées par deux procureurs et par l'Agence antidopage américaine (Usada).

L'AFLD n'arrive pas à suivre

Jeudi 16 septembre 2010 - 15:47

L'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) ne peut pas contrôler les quelque 450 sportifs français de haut niveau qui doivent être soumis régulièrement à des tests hors compétition comme l'exige l'Agence mondiale antidopage (AMA). La raison ? Elle est double : financière et humaine.

L'AFLD, comme toute agence nationale antidopage et les fédérations sportives, est tenue de contrôler au moins quatre fois par an de manière inopinée des sportifs appartenant à son groupe cible - soit parce qu'ils font partie de l'élite, soit parce qu'il y a des raisons de les soupçonner de dopage.

"Mais on a beaucoup de mal à en faire au moins un - pour chacun -, pour des raisons de coût et de disponibilité des préleveurs", indique Pierre Bordry, président de l'AFLD. Selon lui, "l'investissement est trop lourd". "Je pense que dans les années à venir, nous aurons beaucoup de difficultés à trouver tous les (sportifs) ciblés régulièrement comme le souhaite l'Agence mondiale antidopage", estime-t-il aussi, soulignant que dans ce domaine, "la France risque d'être en retard pour des questions financières."

Le fait que certains athlètes changent la veille leur emploi du temps du lendemain ne fait qu'accentuer les difficultés des contrôleurs. "Plus il sont mobiles, plus c'est difficile à mettre en place, et certains sont mobiles volontairement" dans le but de brouiller les pistes, précise Jean-Pierre Verdy, le directeur des contrôles.

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