Ancien ministre des Sports, député de Paris et administrateur du Comité olympique français (CNOSF), Jean-François Lamour plaide pour une pause dans les candidatures olympiques au regard de la défaite humiliante de la candidature d'Annecy 2018 créditée de 7 petites voix qui doivent marquer les esprits. L'ancien champion olympique pourrait ajouter à sa liste Paris 1992, Lille 2004, Paris 2008 et Paris 2012.
"La France perd du terrain, analyse Jean-François Lamour. Pas sur le plan des fédérations internationales mais du CIO. Avec les fédérations, on n'a pas de problèmes : La France a organisé ou va organiser de grands événements, l'Euro 2016, la Ryder Cup, les Mondiaux de judo cet été. Mais on a un vrai problème avec l'olympisme."
"Pour Annecy, on est reparti +comme en 14+ et on voit le résultat, déplore l'ancien escrimeur. Repartir sans savoir comment régler les problèmes de lobbying, de réseau, de message, c'est aller à l'échec. Nos messages exploitent la qualité de vie en France. OK, mais on est opposé à des territoires comme Rio, Pyeongchang, des territoires où la croissance est très élevée et qui séduisent le CIO avec des messages novateurs." Et de pointer du doigt l'erreur de ressasser sans cesse le passer : "Pour 2024, il ne faut pas nous bassiner avec le centenaire de Colombes (les JO de 1924 à Paris). Ca ne marque plus les esprits ce genre de symboles du passé !"
"Si on y va en 2024, il faut définir les territoires, estime Jean-François Lamour. Choisir Paris sans réflexion, c'est s'enfermer, prouver à nouveau un manque d'ouverture. On peut décider d'une ouverture vers le Maghreb, avec Marseille, ou de se placer au centre de l'Europe avec Lyon..."
"Le chiffre 7 de Durban doit nous faire réaliser qu'il y a un problème profond. 7, vous vous rendez compte ! Ca doit durablement marquer les esprits", conclut l'ancien ministre.


![]() | ![]() |
![]() |
![]() | ![]() |
![]() |
![]() | ![]() |
![]() |




