Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) s'est offusqué mercredi du refus du CIO de faire respecter une minute de silence vendredi lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Londres en hommage aux athlètes et entraîneurs israéliens tués à Munich en 1972. "Le Crif considère que le fait que les victimes étaient des Israéliens a été un élément déterminant du choix des dirigeants du CIO de ne pas leur faire hommage de la courte, mais solennelle, minute de silence que leurs familles demandaient, demande appuyée par de nombreux pays démocratiques", écrit le président du Conseil, Richard Prasquier dans un éditorial de la lettre du Crif.
"C'est la pire façon de faire entrer la politique dans les Jeux Olympiques, par le biais de l'antisémitisme", ajoute le texte en observant que "Juan Samaranch, avait parlé de la guerre de Bosnie à l'inauguration des Jeux de 1996" et qu'"en 2002, une minute de silence avait été observée à la mémoire des victimes des attentats du 11 septembre" alors qu'"aucun de ces événements pourtant n'avait eu lieu au cours même des Jeux". "Par son refus, M. Rogge se place dans la lignée de Avery Brundage, Président du CIO en 1972, et de son célèbre 'Que les Jeux continuent'", estime le Crif. Jacques Rogge, s'il a tenu une minute de silence lundi, refuse pour le moment d'en instaurer une pour la cérémonie d'ouverture.

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« Mon seul regret est que Monsieur Fernandez ne soit pas parti plus tôt. »
Jacques Rousselot, président de l'ASNL