Masseglia satisfait du bilan des JO

Omnisports / JO 2012

Masseglia satisfait du bilan des JO
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Masseglia satisfait du bilan des JO

Dimanche 12 août 2012 - 22:55

Président comblé du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), Denis Masseglia repart de Londres avec 34 médailles dont 11 en or... Un bilan conforme à ses attentes, même s'il n'a pas battu le total de Pékin (41 médailles/7 or), "difficile à battre", comme tous les records.

Tout d'abord un mot sur la victoire du handball français qui conserve son titre olympique pour conclure la quinzaine bleue...
+Rebeloter+ un titre olympique, c'est pas rien ! C'est grand ! Quand on voit où en était le handball français avant 1992. Cela montre qu'avec une stratégie, on peut faire des choses exceptionnelles, comme l'ont fait Daniel Costantini puis Claude Onesta. Chapeau !

Plus globalement, quel est votre sentiment à chaud sur ces Jeux des Français ?
On avait fixé un nombre à deux chiffres pour les médailles d'or. C'est fait. On a eu de bonnes surprises avec des titres moins attendus comme celui d'Emilie Fer (canoë en eau vive). Et les grands favoris ont été au rendez vous. Je pense à Teddy (Riner/judo), Lucie (Décosse/judo), Yannick (Agnel/natation), Tony (Estanguet/canoë), Renaud (Lavillenie/perche), Camille (Muffat/natation). C'est important de montrer que l'on peut compter sur eux, qu'ils assument leur statut de favoris.

Pour l'or le contrat est rempli. En revanche, en ce qui concerne le nombre de médailles, vous êtes en deçà de Pékin (41 contre 33 au total)...
Oui mais voyons d'abord le positif, on a des performances féminines plus équilibrées qu'à Pékin. On a moins de médailles qu'à Pékin, certes, mais Pékin, c'était un record et par définition les records sont difficiles à battre. Ce qui est important aussi, c'est la diversité des sports qui rapportent des médailles. Cette année, nous en avons eu moins dans les sports de combat, la lutte, la boxe... On est peut-être en retrait par rapport à Pékin, mais on est dans nos objectif. Au niveau de notre potentiel.

Quels sont vos regrets maintenant ?
Dans certains sports, ça aurait pu mieux sourire, comme en escrime. Mais on savait qu'à partir du moment où l'épée par équipes messieurs était absente du programme olympique, nous étions désavantagés. C'était notre arme la plus forte. Pour l'escrime, il ne faut pas réagir à chaud. Il faudra, dans ce sport, recréer les conditions de l'émulation et de la concurrence qui sont favorables aux bons résultats. Là où la concurrence est exacerbée, comme en natation, il y a des résultats, ce n'est pas un miracle. Il appartiendra à chacun de se remettre en cause. Même les sports qui ont réussi, parce qu'ils ne sont pas à l'abri d'un recul. Il y a beaucoup d'éléments qui font que la médaille peut vite se transformer en 4e ou 5e place. Les médailles sont dures à aller chercher. Mais on a quand même une majorité de sports qui ont tenu leur rang, la natation, le judo, le canoë-kayak en eau vive, le basket où les garçons ont fait ce qu'ils avaient à faire et où les filles ont été exceptionnelles.

Au-delà des résultats, êtes-vous satisfait du comportement de vos athlètes ?
Ils ont été en phase avec le triptyque de Coubertin, "Excellence, Amitié, Respect". Ces JO ont été marqués par la fraternité, une très belle ambiance, une foule colorée. Les Britanniques sont chauvins, certes, mais il y avait une ferveur palpable. Ces Jeux marqueront l'histoire, ils avaient une dimension humaine incontestable. Et ceux, Français ou autres, qui y participaient pour la première fois ont fait des découvertes exceptionnelles.

Vous avez, du moins si l'élection est confirmée, également rempli un de vos plus importants objectifs avec l'entrée de Tony Estanguet au CIO...
Oui, on espère que son élection sera confirmée. C'est important pour lui, pour le sport français et pour la commission des athlètes. C'est quelqu'un qui a des valeurs, qui est charismatique, c'est un atout pour le mouvement olympique et je pense qu'il apporterait beaucoup à la commission des athlètes et au mouvement sportif international.

Enfin personnellement, quel(s) plus grand(s) souvenir(s) rapportez-vous de Londres ?
Émotionnellement, le troisième titre de Tony. Sportivement, sans doute le dernier 50 mètres de Yannick Agnel débordant Ryan Lochte dans le 4x100m. Juste devant le saut de Renaud Lavillenie à 5,97 m. Sauter à cette hauteur avec une telle pression. C'est un exploit !"





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