Le casse-tête d'une organisation conjointe

Omnisports / Jeux Paralympiques 2012

Le casse-tête d'une organisation conjointe
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Le casse-tête d'une organisation conjointe

Samedi 8 septembre 2012 - 17:24

A l'image d'Oscar Pistorius, la présence aux Paralympiques de sportifs handicapés ayant aussi participé aux JO soulève la question récurrente d'une éventuelle organisation des deux événements en même temps, qui favoriserait la couverture médiatique. Plus facile à dire qu'à faire.

Les Paralympiques éclipsés par le foot

Sebastian Coe a regretté samedi que les médias s'intéressent davantage au foot qu'aux jeux Paralympiques, après la victoire la veille de l'Angleterre en match de qualification pour le Mondial 2014. "On a fait tout ce qu'on a pu et nous continuerons à faire tout ce qu'il faut pour montrer que le sport paralympique est extraordinaire", a dit M. Coe, en saluant la couverture médiatique des Jeux, en particulier celle des Paralympiques. Mais il a regretté "la vitesse avec laquelle nous avons été relégués en dernière page au profit du match Angleterre-Moldavie", remporté 5-0 par les Anglais. "Ce n'est sans doute pas bon signe", a-t-il ajouté, appelant les médias à mieux couvrir les sports olympiques et paralympiques d'ici Rio 2016.

Les médias accrédités pour les Jeux paralympiques sont presque dix fois moins nombreux, au grand dam des sportifs, que pour les Jeux Olympiques. Mais les jeux Paralympiques de Londres, qui se terminent dimanche, se sont déroulés plus de quinze jours après la fin des JO. Finances obligent, impossible pour les médias de laisser leurs équipes attendre les Paralympiques.

"Il faudrait réduire le temps entre (les compétitions)", pour avoir plus de visibilité, estime l'escrimeuse olympique française Laura Flessel, porte drapeau national lors des Jeux et très impliquée dans le mouvement handisport. Mais avec 10.000 athlètes aux JO et plus de 4.000 aux Paralympiques, et des centaines d'épreuves, organiser les deux compétitions d'une traite relèverait du casse-tête. "Ce n'est pas réalisable. Il y a trop de choses", estime ainsi Jason Hellwig, chef de mission du Comité paralympique australien, poids lourd du handisport. "On ne peut pas avoir une compétition sportive avec 750 médailles d'or, avec autant d'épreuves en continu. Les gens ne le supporteraient pas", poursuit-il.

Les dix-sept jours qui séparent la fin des JO du début des Paralympiques servent à adapter les sites aux nouvelles compétitions ou encore à remplacer les milliers de logos ou panneaux de signalisation de l'immense parc olympique par les couleurs paralympiques.

Beaucoup de sportifs handicapés sont eux aussi opposés à une organisation conjointe, de peur que les spécificités du handisport soient diluées dans les JO, comme par exemple le goalball (jeu de ballon pour aveugles) ou la boccia (proche de la pétanque), deux disciplines paralympiques sans équivalent olympique. "Certains sports plus discrets seraient perdus et ce n'est pas juste. On ne veut pas se débarrasser des Paralympiques", estime notamment le coureur en fauteuil britannique David Weir tandis que le judoka américain Myles Porter se satisfait lui aussi du système actuel.

Quoi qu'il en soit, le CIP et le Comité international olympique (CIO) ont récemment rejeté cette éventualité d'une organisation conjointe, s'engageant à maintenir le système actuel au moins jusqu'à 2020.

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