Cinq athlètes convaincus de dopage lors des JO de Pékin, dont le champion olympique du 1500 m Rashid Ramzi et le vice-champion du cyclisme sur route Davide Rebellin, comparaissaient lundi devant la commission disciplinaire du Comité international olympique, a indiqué le CIO.
Ces cinq sportifs, deux médaillés et trois non médaillés, avaient été trahis par les analyses rétrospectives menées cet hiver par le
CIO après la mise au point d'un test sanguin de détection de l'EPO-Cera, un produit prisé pour ses effets sur l'endurance qui avait été retrouvé pour la première fois sur le
Tour de France 2008.
Aidés par leurs représentants, ils ont été entendus au siège du CIO à Lausanne par une commission disciplinaire formée pour l'occasion et dont les trois membres variaient pour éviter tout conflit de nationalité.
Ramzi, premier médaillé du Bahreïn de l'histoire des Jeux en athlétisme, l'Italien
Davide Rebellin, la marcheuse grecque
Athanasia Tsoumeleka, la coureuse de demi-fond croate Vanja Perisic, et le coureur cycliste allemand
Stefan Schumacher, risquent une suspension à vie des jeux Olympiques et un déclassement de l'épreuve.
L'haltérophile dominicaine Yudelquis Contreras, qui avait été elle aussi contrôlée positive avant d'être blanchie par la contre-expertise en mai, a aussi été entendue lundi par la commission disciplinaire du CIO afin de clore le dossier.
Les décisions du CIO devraient être rendues courant août après délibération et devraient entraîner une révision du podium des épreuves du 1500m masculin et de la course sur route masculine.
Elles seront transmises ensuite aux fédérations internationales et comités olympiques nationaux concernés, qui devraient prononcer à leur tour une suspension de toute compétition d'une durée minimale de deux ans.
Schumacher et Tsoumeleka, championne olympique du 20 km à Athènes en 2004, sont déjà sous le coup d'une suspension pour dopage: le premier avait été contrôlé positif sur le
Tour de France 2008 et la seconde, juste avant les Jeux de Pékin. Elle a depuis mis un terme à sa carrière.
Au total, quinze cas de dopage ont été enregistrés lors des jeux Olympiques. Neuf sportifs, dont quatre médaillés - deux lanceurs de marteau bélarusses, une heptatlète ukrainienne et une tireuse nord-coréenne - avaient déjà été convaincus de dopage à partir des analyses menées à Pékin l'été dernier.
"Dans le cadre de sa politique de tolérance zéro en matière de dopage, le CIO conserve pendant huit ans les prélèvements réalisés durant les jeux Olympiques, ce qui lui permet de procéder à des analyses rétroactives", rappelle-t-il dans un communiqué.