Un nombre important d'expériences prêtent actuellement à l'exercice physique la faculté de "booster" le potentiel synaptique.
Un nombre important d'expériences prêtent actuellement à l'exercice physique la faculté de "booster" le potentiel synaptique. En clair, le sport favoriserait les connexions nerveuses. Or, dans le cerveau, ce n'est pas le nombre total de cellules qui importe mais leurs interactions. Citons par exemple le travail du docteur Kisou Kubota de l'Université de Nihon Fukushi à Handa au Japon. Lors d'une expérience, le docteur soumet sept jeunes sujets à une batterie de tests pour évaluer leurs capacités intellectuelles. Il leur propose ensuite un programme de footing d'une demi-heure deux à trois fois par semaine durant 12 semaines, avant de recommencer l'expérience. Les conclusions de ses travaux sont limpides : le score des bonnes réponses avait significativement augmenté après la période d'entraînement, ainsi que la rapidité d'exécution liée, selon Kubota, à une "nette amélioration de la fonction préfrontale". Poursuivant ses recherches, il s'aperçut que les scores revenaient à leur point de départ quand les sujets arrêtaient de courir. Cette amélioration n'était donc que fonctionnelle, peut-être liée à l'amélioration de l'oxygénation cérébrale. "L'exercice physique est un bon agent aidant sur le plan intellectuel", concluait-il en prenant soin d'élargir cette précieuse recommandation aux personnes âgées en général et aux malades d'Alzheimer en particulier.




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