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La victoire ou rien

NGapeth

C’est sans filet que la France aborde son match de barrage contre la République tchèque mercredi soir (20h30).

Sortie deuxième de la poule D, le champion d’Europe en titre doit hisser son niveau de jeu pour rejoindre les quarts de finale (jeudi face à l’Allemagne). « La désillusion vient du fait que la réalité est différente de ce qu’on imagine, c’est un peu notre histoire jusqu’à maintenant. » Mardi, Laurent Tillie se faisait philosophe au moment de commenter le parcours en poule de l’équipe de France. Certes, cette dernière, qui a chuté face à la Belgique (2-3) puis battu les Pays-Bas (3-2) et la Turquie (3-0), est parvenue à sortir d’une poule D dont elle était, sur le papier, la grande favorite, mais elle a été loin d’afficher la sérénité et le niveau de jeu qui, de mai à juillet, lui ont permis de survoler Tournoi de qualification au championnat du monde et Ligue Mondiale. Et Laurent Tillie d’ajouter : « La beauté du sport, c’est que vous ne savez jamais ce qui va se passer. Vous pouvez faire un match extraordinaire un jour et sortir un match horrible le lendemain, ou vice-versa. »

En clair, le sélectionneur espère que ses joueurs, après ce premier tour frustrant, vont réussir à se transfigurer à l’occasion de la « nouvelle compétition qui commence », la phase à élimination directe, qui débute ce soir par un barrage qualificatif pour les quarts de finale contre la République tchèque. Une formation tchèque sortie troisième de la poule B derrière l’Allemagne et l’Italie que les Bleus ont pris l’habitude de battre ces dernières années (la dernière fois, quatre succès, dont trois 3-0, en phase de poules de la Ligue Mondiale 2015).

Les champions d’Europe en titre devront retrouver leurs armes : la malice en attaque, davantage d’efficacité au service et surtout la défense. « Aujourd’hui, on tourne à 5 blocs par match, alors que les autres équipes sont à 12-15 », constate le sélectionneur qui, du coup, a insisté sur le positionnement défensif lors de la séance de mardi. Une séance prolongée par Earvin Ngapeth qui s’est soumis à un long exercice de réception sous le feu nourri des entraîneurs adjoints, Cédric Enard et Vincent Pichette, debout sur des tables de l’autre côté du filet, preuve que le réceptionneur-attaquant, après une phase de poule passée en grande partie sur le banc pour ménager un dos douloureux, veut mordre dans cette compétition.

Programme des barrages

Italie – Turquie (le vainqueur affrontera la Belgique en quarts de finale)
France – Rép. tchèque (le gagnant opposé à l’Allemagne en quarts de finale)
Bulgarie – Finlande (le gagnant croisera la Serbie en quarts)
Pologne – Slovénie (vainqueur opposé à la Russie en quarts)