Leveaux sur les traces de Bernard
Samedi 29 mars 2008 - 10:20
Amaury Leveaux a signé la deuxième meilleure performance française de tous les temps sur 50 m nage libre en 21 sec 88/100, vendredi au meeting de Chalon-sur-Saône. Il y a seulement une semaine, ce chrono aurait été un fabuleux record de France et la 7e performance de tous les temps. Mais depuis, le record du monde a été battu par Alain Bernard (21.50) puis deux fois par l'Australien Eamon Sullivan qui l'a abaissé à 21.28. Pourquoi toutes ces performances ? Analyse.
Amaury Leveaux a signé la deuxième meilleure performance française de tous les temps sur 50 m nage libre en 21 sec 88/100 après l'ancien record du monde d'Alain Bernard (21.50), vendredi au meeting de Chalon-sur-Saône.
Le Mulhousien, vice-champion d'Europe du 200 m nage libre à Eindhoven, a amélioré son meilleur temps de 73/100 et est devenu le troisième meilleur performeur mondial de la saison derrière Bernard et l'Australien Eamon Sullivan, qui a battu deux fois le record du monde du 50 m nage libre cette semaine à Sydney pour abaisser la marque à 21 sec 28.
UNE NOUVELLE COMBINAISON MAGIQUE
Pas de chance pour Leveaux, Bernard a accaparé l'attention des médias avec ses deux titres de champion d'Europe et ses trois records du monde signés à Eindhoven. Pourtant, avec ce chrono de 21.88, il aurait pu être la star française de la semaine. Oui mais voilà : le record du monde a été pulvérisé à trois reprises en moins de 7 jours. Même constat chez les dames : Libby Trickett a battu cette semaine les records du monde du 50 mètres et du 100 mètres nage libre. Pourquoi ? Les explications sont nombreuses. Tout d'abord, le niveau de préparation des athlètes est optimal à ce stade de la saison, à l'heure des Championnats d'Europe et des sélections auxtraliennes pour les JO. Une émulation se crée entre les meilleurs nageurs mondiaux qui redoublent d'effort à l'entraînement. Et puis il y a cette nouvelle combinaison créée par Speedo, qui permet aux nageurs de mieux glisser dans l'eau.
Une dernière hypothèse circule également, celle-là moins avouable : le dopage aurait encore fait des progrès. Au regard des performances des nageurs français, souhaitons que cette dernière hypothèse ne se confirme pas...
