Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a justifié vendredi son choix de ne pas suspendre le nageur Cesar Cielo le 21 juillet et de rejeter la demande de suspension de trois mois formulée par la Fédération internationale ( FINA) à l'encontre du sprinter brésilien, contrôlé positif à un diurétique.
Pour sa défense, Cielo avait expliqué que l'origine du furosémide (diurétique) provenait de la contamination d'un complément alimentaire à base de caféine qu'il utilisait régulièrement sur prescription médicale.
Dans un communiqué, le TAS indique vendredi avoir déterminé que:
"Les capsules de caféine avaient été prescrites par le docteur de Cesar Cielo depuis la fin de l'année 2009;
Que les capsules de caféine avaient été fabriquées par la même pharmacie depuis ce moment-là;
Que la caféine utilisée pour la préparation des capsules était pure et n'était pas mélangée avec d'autres substances;
Que la substance furosémide a été détectée par un laboratoire accrédité de l'AMA (agence mondiale antidopage) à Rio de Janeiro (LABDOP) dans les capsules de caféine qui étaient restées dans la bouteille de capsules utilisées par les athlètes;
Que la pharmacie qui a préparé les capsules de caféine a admis que le même jour elle a également fait, pour le compte d'autres clients, plusieurs préparations destinées aux traitements de maladies cardiaques, préparation qui contenait du furosémide;
Et enfin que la concentration d'urine des athlètes était normale et n'était pas diluée, ce qui signifie que le furosémide n'avait pas pu être utilisé comme agent masquant dans ce cas."
Ces éléments, précise le TAS, n'ont pas été contestés par la FINA, qui a reconnu que le furosémide n'était pas destiné à améliorer la performance des athlètes ou à masquer l'usage de substances améliorant la performance.
Après avoir auditionné Cielo à Shanghai le 20 juillet, le TAS avait annoncé n'avoir infligé qu'un simple avertissement au champion olympique du 50 m nage libre, le laissant ainsi participer aux Mondiaux actuellement en cours dans la ville chinoise. Cette décision avait provoqué un lever de bouclier parmi les nageurs.
Cielo, 24 ans, avait été contrôlé positif en mai au furosémide, produit interdit aux effets masquants, tout comme trois de ses compatriotes, Henrique Barbosa, Nicholas dos Santos et Vinicius Waked. Seul Waked a été suspendu un an par le TAS en raison d'une récidive, les autres n'écopant que d'un simple avertissement.
La Fédération brésilienne (CBDA) avait elle-même infligé auparavant un simple avertissement aux nageurs le 1er juillet.
A Shanghai, Cesar Cielo est devenu champion du monde sur 50 m papillon, en attendant la finale du 50 m libre, samedi.



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Vahid Halilhodzic