Le Brésilien Cesar Cielo, autorisé à nager après avoir été contrôlé positif à un diurétique en mai, a été sacré champion du monde du 50 m papillon, lundi à Shanghai, et c'est en larmes qu'il a quitté le bassin sous quelques sifflets de nageurs.
Cielo a explosé de joie après avoir touché victorieusement le mur avant de s'effondrer en larmes, incapable de quitter le bassin pendant plusieurs minutes. Le public a applaudi la victoire du Brésilien mais quelques sifflets sont montés de la tribune des athlètes.
A la fin de la course, le Kenyan Jason Dunford, 6e de l'épreuve, a ostensiblement tourné ses deux pouces vers le bas en direction de Cielo pour illustrer son mécontentement sur la présence du Brésilien.
"Si chacun commence à y mettre son petit mot négatif, +il ne devrait pas être là, il n'aurait pas dû gagner...+, on ne s'en sort plus. Ca va faire comme les cartons jaunes en foot et on ne va pas arrêter de discuter. Ca ne sert à rien, la décision est prise. Il gagne en plus", a commenté le Français Frédérick Bousquet, 4e de la finale et partenaire d'entraînement de longue date de Cielo à Auburn (Etats-Unis).
"Peu importe si la décision est juste ou injuste, avec ce qu'il vient de traverser, c'est fort. Etre là et surmonter toutes ces épreuves...", a poursuivi Bousquet.
Cielo, champion du monde en titre sur 50 m et 100 m libre, n'a pas été suspendu par le Tribunal arbitral du sport (TAS) après avoir été contrôlé positif au furosémide mais il a simplement reçu un avertissement.





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Vahid Halilhodzic