Les 24 heures motonautiques de Rouen, du 1er au 3 mai, fêteront leur 46e édition avec un nouveau venu très médiatique, l'ancien champion cycliste
Laurent Jalabert. "J'avais envie de découvrir une nouvelle discipline. Par relation amicale, on m'a proposé de participer à cette épreuve très prisée (300.000 spectateurs chaque année). J'ai fait un essai sur la Seine (le 24 janvier) et ça m'a plu", a expliqué "Jaja", mercredi à Paris.
"Ca sera sans doute assez dur, mais nous sommes quatre pilotes à partager le bateau pour des relais d'une heure et demie à deux heures. Les relais sont plus courts la nuit. J'espère aller jusqu'au bout et, pourquoi pas, faire
un podium" affirme l'ancien meilleur grimpeur du
Tour de France, toujours aussi affûté à 40 ans.
Jalabert sera dans le team Drakkar avec deux autres néophytes et Fanny Chiappe, la fille du seul pilote français engagé en F1 motonautique, Philippe Chiappe, un constructeur de maisons individuelles.
Il pilotera un bateau de classe 1 (pour débutants) équipé d'un moteur de 1000cc quatre temps (70 à 90 cv) capable d'atteindre les 100 km/h sur l'eau, les classe 3 (moteurs V6 de 2,5 à 3 litres, 320 cv) étant la catégorie reine avec des vitesses de pointe à 230 km/h. Au moins 55 bateaux, des catamarans à coque en matériaux composites qui tiennent plus de l'hydroglisseur que du bateau, participeront à cette 46e édition dont les doubles champions du monde de la discipline et tenants du titres Philippe Masselin, Thierry Marchand, Arnaud Gallard et Jean-Marie Guerra. Ce dernier, qui a mis un terme à sa carrière sportive, sera remplacé par Chryslain Leroux.
Le record à battre des 24 heures motonautiques de Rouen est de 883 tours de 3,6 km autour de l'île Lacroix.
La Championnat du monde d'endurance motonautique comprend trois épreuves disputées à Rouen, Augustow (Pologne) et Le Caire. La F1 motonautique (2,5 l - 400 à 450 cv) compte un dizaine d'épreuves dans le monde avec 12 écuries de deux bateaux.