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1. Casey Stoner (AUS/Honda) 41:01.324
2. Jorge Lorenzo (ESP/Yamaha) à 9.223
3. Cal Crutchlow (GBR/Yamaha) 14.570
4. Andrea Dovizioso (ITA/Yamaha) 23.303
5. Alvaro Bautista (ESP/Honda) 23.432
6. Stefan Bradl (GER/Honda) 23.467
7. Valentino Rossi (ITA/Ducati) 37.113
8. Nicky Hayden (USA/Ducati) 38.387
9. Karel Abraham (CZE/Ducati) 52.613
10. Aleix Espargaro (ESP/Aprilia) 1:00.299
L'Espagnol Jorge Lorenzo (Yamaha), sacré pour la deuxième fois champion du monde de MotoGP grâce à sa deuxième place dimanche au Grand Prix d'Australie à Phillip Island, a réussi à maîtriser sa fougue naturelle pour contrôler les ambitions de Honda et de ses deux pilotes officiels, Casey Stoner (vainqueur en Australie) puis Dani Pedrosa.
Double champion du monde en 250 cc en 2006 et 2007 sur Aprilia, le natif de Palma de Majorque, 25 ans, avait devancé au classement mondial 2010 un coéquipier de légende, l'Italien Valentino Rossi. Cette fois, il a réussi à ruiner les espoirs de son principal adversaire et compatriote Dani Pedrosa, auteur d'une saison remarquable avec six succès dont cinq lors des six dernières courses précédant Phillip Island. Tentant le tout pour le tout en Australie, Pedrosa devait chuter sans gravité dans le deuxième tour alors qu'il était en tête perdant finalement toute chance d'être enfin sacré dans la catégorie reine.
Lorenzo - victorieux également à six reprises cette année - aura fait preuve d'une grande patience lui permettant de gérer au mieux son capital point dès que la menace Honda s'est faite plus précise.
Dès le deuxième Grand Prix de la saison, à Jerez de la Frontera, il avait appliqué cette tactique avec Casey Stoner, intouchable ce jour là, en se contentant d'une deuxième place. Mêmes causes mêmes effets lors du Grand Prix suivant, au Portugal pour Lorenzo qui, après la course d'ouverture au Qatar renouait avec la victoire au Grand Prix de France, en Catalogne et à Silverstone.
Au Grand Prix des Pays-Bas, à Assen, on assistait au premier tournant de la saison avec une victoire de Stoner qui lui permettait de rejoindre en tête du classement, avec 140 points, Lorenzo qui avait chuté dès le premier virage, fauché par son compatriote Alvaro Bautista (Honda).

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« Mon seul regret est que Monsieur Fernandez ne soit pas parti plus tôt. »
Jacques Rousselot, président de l'ASNL