Riner : "Je ne vais pas m'arrêter là"

Judo / JO 2012

Riner : "Je ne vais pas m'arrêter là"

Riner : "Je ne vais pas m'arrêter là"

Vendredi 3 août 2012 - 20:14

"Ca y est, je suis champion olympique !", a lancé le quintuple champion du monde Teddy Riner qui attendait ce sacre depuis quatre ans, après s'être imposé en finale des Jeux, vendredi à Londres.

Que ressentez-vous?
- Pour l'instant, je ne réalise pas vraiment. Je suis hyper content, parce que c'est le fruit de 4 années de travail. J'ai envie de remercier toute ma famille qui s'est déplacée, tous mes proches, tous mes potes qui sont venus en voiture, en train, à pieds ! Tous les supporters français. Et toute la nation parce que pendant ma préparation, j'ai senti quelque chose qui me transcendait, qui m'aidait à me dépasser à l'entraînement et qui m'a aidé à me dépasser aussi ici aujourd'hui

Est-ce que vous vous dites que maintenant vous êtes champion olympique?
- Attends, je vais le dire là: ça y est je suis champion olympique ! Je ne me l'étais pas dit. Pour l'instant, j'ai cette médaille, je ne vais pas la quitter maintenant et je pense même que je vais dormir avec, parce que 4 ans, c'est long, c'est dur. Et puis qu'est-ce que j'ai fait comme remises en question ! J'ai bossé comme un dingue. Et le truc que je retiens, c'est que t'as beau bosser comme un dingue, ça ne se passe jamais comme tu veux. J'ai bossé plein de techniques, je n'en ai fait qu'une seule je crois. Les mecs avaient les fesses en arrière, ils mettaient la tête contre mon buste. Ce n'était pas facile de s'exprimer au niveau du judo, mais le résultat est là

Avez-vous senti dès le matin qu'il s'agissait d'une journée particulière?
- Ca fait un petit moment. Attendre et voir tous mes potes qui rentrent à la maison, c'était super long. Au début, on est 7 dans la chambre, puis 6, puis 5, puis 3, puis je suis tout seul. Ce n'était pas évident. J'ai réussi à bien le gérer. Cette journée a été longue, mais moins longue que tout ce que j'ai enduré. Toutes les nuits (à Londres), ce n'était pas facile de dormir. Ce matin, je me suis levé à 3h30, la veille à 2h30. Tu ne dors pas, tu te fais les combats. Je me suis imaginé le premier tour, je ne voulais pas perdre au premier tour

Avez-vous vu de la peur chez vos adversaires?
- Non. Je me disais surtout: ils veulent me prendre ma médaille. Le message que je me suis passé toute la journée, c'est: c'est à moi, c'est ma journée, c'est ma médaille et ne te laisse pas prendre ton bifteck

Etes-vous soulagé?
- Je sens mes épaules plus fluides ! Je suis pressé d'être avec ma famille en fait. Je suis déjà dans mes vacances. De très grandes vacances ! Minimum 3 à 4 mois pour pousser à 6 mois. Quatre ans, ça a été long, il faut couper. J'ai envie de me la dorer au soleil, sur les plages. Le but est de s'ennuyer, de récupérer, évacuer. Et non je n'irai pas sur les plages de Rio ! Deux ou trois ans avant, ça suffit. Je pars bientôt en Guadeloupe pour faire du bateau, du jet-ski. Je vais faire tout ce qui est interdit !

Vous vous êtes jetés au pied de votre entraîneur en équipe de France, Benoît Campargue...
- Oui... Il me connaît depuis l'âge de 14 ans. C'était ma dernière compétition avec lui. Il m'avait dit avant la finale: +si jamais tu gagnes, je mets mes chaussures dorées+. J'ai été très fier de bosser avec lui

Pensez-vous à vous arrêter ?
Non, je ne vais pas m'arrêter. Là, je n'ai pas encore très faim, mais ça va repartir. Je suis super fier de ce que j'ai accompli. C'est un travail de longue haleine. Là je suis fatigué.

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