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Avec quatre médailles d'or (Douillet, Restoux, Vandenhende, Cicot) et cinq autres Bleus médaillés, les Championnats du monde de Paris 1997 restent les plus prolifiques de l'histoire du judo tricolore.
Lorsque s'ouvrent les Championnats du monde 1997, le judo français est en pleine euphorie. L'année 1996 avait en effet souri à la France, trois fois sacrée, trois fois en bronze à Atlanta, talonnant le Japon et ses huit médailles. "Après les JO, on se demandait déjà comment on allait faire pour garder ce niveau", se souvient Fabien Canu, alors DTN du judo.
A l'époque, les Mondiaux se déroulaient sur quatre jours contre six aujourd'hui. Les lourds ouvraient. Désormais, ils ferment. David Douillet, sacré à Atlanta avait donc le redoutable honneur de le défendre d'entrée. Titré à Atlanta, en attendant la récidive de Sydney, l'actuel secrétaire d'Etat n'était pas au mieux. En septembre 1996, en pleine décompression post-olympique, il s'était offert un accident de moto qui avait sérieusement compromis sa saison et sa préparation. Mais comme Teddy Riner aujourd'hui, Douillet était alors de loin le plus fort. Galvanisé par le titre de Christine Cicot, chez les lourdes, et le bronze de Ghislain Lemaire (-95kg), il alla chercher au fond de lui-même, "au bord de l'épuisement" dit-il, un quatrième titre mondial qui faisait alors de lui l'égal de Yasuhiro Yamashita
Avec trois médailles dont deux d'or arrachées à des combattants japonais au premier soir des débats, le train bleu était lancé. Les wagons pouvaient dérouler. Séverine Vandenhende (-61kg) pour son bizutage mondial, et Marie-Claire Restoux, championne olympique des -52kg, ne se firent pas prier, ajoutant leur quote-part à la razzia. Djamel Bouras en revanche, allait garder des regrets éternels de sa finale manquée (-78kg). Titré à Atlanta, celui qui était en train de devenir l'égal en popularité de David Douillet perdit, certes avec les honneurs, sa dernière finale mondiale avant sa suspension pour dopage, l'année suivante. Même tarif, même rage, même sentiment de frustration pour Christophe Gagliano (-71kg) et Larbi Benboudaoud (-65kg), malheureux de leur argent.
Pourtant, riche de neuf médailles, la France n'avait jamais fait aussi bien et n'a jamais fait mieux. Battue par le Japon pour une seule médaille.


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