Les Suédois, guidés par leur légendaire gardien Henrik Lundqvist, ont privé les Canadiens d’un triplé historique en devenant champions du monde de hockey sur glace dans une finale conclue aux tirs au but 2 à 1, dimanche à Cologne.

La Suède en remporte son dixième sacre mondial, le précédent remontant à 2013. Elle a largement exporté ses talents en NHL. Dans cette finale, 19 de ses 22 joueurs appartenaient à des franchises nord-américaines, dont la jeune star William Nylander (Toronto), 21 ans, et l’excellent gardien Henrik Lundqvist (New York Rangers), un vétéran de 35 ans, décisif dans les face-à-face finaux.

Une finale très NHL

Les Canadiens, doubles tenants du titre, partaient pourtant largement favoris, après avoir remporté la veille une demie somptueuse contre la Russie (4-2), un match pris à tort pour la finale avant la lettre. Si la sélection à la feuille d’érable n’était pas du tout la meilleure possible, notamment parce que les play-offs sont en cours en Amérique du Nord, elle alignait uniquement des joueurs de NHL (à l’exception d’un expatrié en Russie), certains très réputés comme Nate McKinnon (Colorado), Claude Giroux (Philadelphie) ou Jeff Skinner (Carolina).

Mais contrairement à ce qui s’était passé la veille, les Canadiens n’ont pas trouvé les ressources pour s’imposer, peut-être à cause des efforts fournis contre la Russie. La prolongation n’a rien donné et dans la séance des face-à-face, c’est Nicklas Backstrom et Oliver Ekman-Larsson qui ont marqué les buts décisifs.