Le rêve américain de Da Costa

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Le rêve américain de Da Costa
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Le rêve américain de Da Costa

Mercredi 19 octobre 2011 - 19:24

A 17 ans, le Parisien Stéphane Da Costa a pris ses patins, traversé l'Atlantique et atterri dans un club amateur dans le désert du Texas sans parler anglais, mais avec un objectif: jouer dans la Ligue nord-américaine de hockey sur glace (LNH). Cinq plus tard, Da Costa maîtrise la langue de Shakespeare et vient de marquer son premier but en LNH, avec les Sénateurs d'Ottawa.

A 22 ans, le plus jeune Français à faire le saut en LNH rejoint ainsi au rayon des buteurs, Philippe Bozon, qui faisait les beaux jours des St-Louis Blues dans la première moitié des années 1990.

Né à Paris en 1989, il a été initié au hockey dès trois ans par ses deux frères Teddy et Gabriel, aujourd'hui professionnels en Europe, multipliant les stages dans le pays d'origine de sa mère, la Pologne.

Gamin, ses idoles étaient des joueurs de l'Est, les étoiles russes de LNH Sergei Fedorov et Pavel Bure. Mais à 17 ans, il est passé à l'Ouest, invité au camp d'entraînement des Tornades du Texas, un club amateur "juniors" d'un Etat plus réputé pour ses joueurs de football américain que de hockey sur glace.

"J'ai eu l'opportunité d'aller aux Etats-Unis et je l'ai prise", raconte à l'AFP le troisième joueur né et formé en France à se hisser dans le plus grand Championnat au monde après Bozon (1992-1994) et le gardien de but Cristobal Huet, passé par Los Angeles, Montréal, Washington et Chicago (2002-2010).

"Recrue de l'année"


"C'était un peu bizarre pour mes parents mais ils l'ont bien pris", dit celui qu a ensuite rejoint Sioux City, un club amateur de l'Iowa ayant formé une quinzaine de joueurs de la LNH, avant d'entrer à l'Université de Merrimack, sur la côte Est du pays.

"Il était très timide au début parce que son anglais n'était pas très bon, mais il est devenu rapidement très à l'aise", explique à l'AFP son ancien camarade de chambre à Merrimack, Kyle Bigos, aujourd'hui un des espoirs des Oilers d'Edmonton en LNH, vantant "la vision du jeu" de son copain français.

Da Costa est désigné +recrue de l'année+ pour sa première saison universitaire mais il est déjà +trop vieux+ pour la sélection annuelle des meilleurs espoirs par les équipes de LNH, la fameuse +draft+. Il commence à attirer l'attention des recruteurs de la LNH mais reste au niveau universitaire américain (NCAA) pour une seconde année.

Bien lui en a pris car en avril dernier, les clubs de LNH se sont bousculés pour l'engager. Ottawa a emporté la mise en offrant au Français un salaire supérieur au million de dollars, selon le site spécialisé Capgeek, mais surtout du "temps de glace".

Cadeau de bienvenue


"Ottawa, c'était la meilleure opportunité de jouer directement dans l'équipe et puis la ville est franco-anglaise", explique Da Costa. Les Sénateurs ont terminé 26e sur 30 la saison dernière et amorcé un "virage jeunesse".

Après quatre apparitions en fin de saison passée, il débute vraiment son aventure LNH en octobre. Dès le deuxième match de la saison, l'international français a reçu un cadeau de bienvenue en encaissant face à Toronto une terrible mise en échec qui a fait le tour du continent nord-américain. Mais le blondinet s'est relevé sans broncher et a effacé ce souvenir quelques minutes plus tard en marquant son premier but.

"Ce but m'a vraiment réjoui, confie-t-il. Quand j'avais 10-15 ans, je n'avais jamais vraiment pensé pouvoir faire ça. J'ai toujours su que c'était un handicap (d'apprendre le hockey en France, ndlr) mais j'ai eu la chance de jouer avec beaucoup de joueurs plus vieux que moi donc j'ai progressé vite."

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