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La France se qualifie pour la finale du tournoi olympique de handball. Tenante du titre, l'équipe de France a dominé la Croatie 25 à 22, sans jamais trembler. L'échec de l'Euro serbe (11e) en janvier est totalement effacé. En finale, l'équipe de France affrontera la Suède de retour au plus haut niveau.
Suède - Hongrie 27 - 26
France - Croatie 25 - 22
Dimanche
Match pour la 3e place (11h00) Hongrie - Croatie
Finale(15h00) Suède - France
La France, portée par un Thierry Omeyer des grands jours, s'est qualifiée comme il y a quatre ans la Croatie en demi-finale. Elle confirme sa suprématie sur la Croatie qu'elle avait déjà battue en finale du Mondial 2009 et en finale de l'Euro 2010.
Décidé à montrer à tous qu'il est encore à 35 ans l'un des tout meilleurs gardiens du monde, Omeyer n'a cessé d'écoeurer les Croates. Il a commencé par aligner cinq arrêts de suite et à la pause il en comptait 13 (19 au final). Les Français en ont profité pour prendre immédiatement les devants (5-1, 11e). Seules de trop nombreuses pertes de balles ont terni leur prestation en première période et laissé les Croates dans le match. Le match restait ensuite ultra-défensif. Mais l'entrée de William Accambray permettait aux Bleus de faire le break (18-13, 42e). Les Croates continuaient à échouer en vagues sur la défense française. En attaque, ceux-ci gardaient leur sang froid. Ils construisaient patiemment leurs attaques, et n'étaient plus jamais inquiétés.
Les Français tenteront dimanche de conserver leur titre, ce qu'aucune nation, si l'on excepte l'URSS en 1988 devenue Equipe unifiée en 1992, n'a jamais réussi à faire dans l'histoire du handball masculin. Ils affronteront la Suède, qui avait auparavant dominé la Hongrie (27-26) et revient à la lumière après dix années passées dans l'ombre. Triples médaillés d'argent olympique en 1992, 1996 et 2000, les Suédois n'ont plus figuré sur un podium international depuis leur victoire à l'Euro 2002. La France les a battus en phase de poule (29-26).
S'ils y parviennent, ils seront définitivement sur une planète à part dans le sport français. Aucune autre équipe collective française n'a jamais été sacrée deux fois championne olympique.
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« Mon seul regret est que Monsieur Fernandez ne soit pas parti plus tôt. »
Jacques Rousselot, président de l'ASNL