Bertrand Gille : "Gagner les JO"

Handball / JO 2012

Bertrand Gille : "Gagner les JO"

Bertrand Gille : "Gagner les JO"

Jeudi 19 juillet 2012 - 10:51

Bertrand Gille, qui a subi une opération de l’épaule droite à la mi-avril, a énormément travaillé pour retrouver l’équipe de France et pouvoir participer à ses quatrièmes Jeux Olympiques avec la médaille d’or pour seul objectif.

Bertrand Gille n’est "pas encore à 100%". Opéré de l’épaule droite il y a tout juste trois mois, le pivot se prépare pour les Jeux Olympiques de Londres avec l’équipe de France, mais n’a pas pris part au tournoi de Strasbourg le week-end dernier, par précaution. "Ca continue à bien évoluer, j'ai encore du travail, notamment sur la puissance de mon tir, mais je m'entraîne avec tout le monde et sans appréhension", analyse l'ancien joueur de Hambourg qui, après un break de trois jours, retrouve les Bleus ce jeudi à Dunkerque où ils disputent un dernier test contre la Hongrie dimanche, avec lui cette fois sans doute. Même si ses coéquipiers connaissent parfaitement son côté dur au mal, tous ont été impressionnés par la vitesse à laquelle il est revenu de sa déchirure du muscle rotateur.

"Je n'ai pas ménagé ma peine. Je suis un gros travailleur, j'ai aussi eu de la chance d'être passé sous la main d'un des chirurgiens les plus compétents au monde et d'avoir un corps qui encaisse plutôt bien", explique le joueur de 34 ans. Pion essentiel des Tricolores, du haut de ses 257 sélections, Gille s’est logiquement imposé comme incontournable sur la liste olympique de Claude Onesta pour ces Jeux de Londres, aux côtés de son frère Guillaume. "Mon expérience a forcément pesé dans le choix de Claude. Mais il a aussi fallu montrer une compétence et la capacité de m'intégrer dans le projet collectif, ne serait-ce que pour exister aux yeux de mes partenaires", indique celui qui a été élu meilleur joueur du monde en 2002, et ne cache pas avoir été "très inquiet" au moment de son opération. Mais Bertrand Gille va bien vivre ses quatrièmes JO et défendre le titre acquis à Pékin en 2008.

"Douleur intense"


"Les Jeux ça peut être un moment extraordinaire mais ça peut aussi être un moment de douleur intense", prévient celui qui a vécu la désillusion en quart de finale des Jeux de Sydney en 2000 face à la Serbie-Monténégro, "une des pages sombres de ma carrière", dit-il. A Pékin, en revanche, "c'était magnifique même si la prise de conscience est venue a posteriori car pendant le tournoi j'étais tellement concentré sur l'objectif que je ne me suis pas vraiment rendu compte".

Et Bertrand Gille compte bien appliquer la même recette à Londres, même si cela l’empêchera d’aller assister directement au 100 m ou aux matchs des basketteurs américains. "J'ai prévu d'être présent à nos matchs, le reste on le regardera à la télé. Les yeux d'enfant, je sais à quel point ça peut être démobilisateur dans cet environnement. Il y a tellement de choses à regarder qu'on peut rester ébahi et oublier pourquoi on est venu. Il faut savoir ce qu'on veut. Si à la fin tu te dis : ah si j'avais su, j'aurais fait autrement, t'auras un peu l'air con", explique le double champion du monde.

Le pivot va donc s’enfermer avec ses coéquipiers dans la fameuse "bulle". "Ca va, on est quand-même quinze, ça fait un paquet de mecs avec qui on peut échanger. Il faut qu'on reste solidaires", martèle Gille qui, après "la déconvenue à l'Euro" (11e) en janvier, veut absolument "gagner les JO". "On a tous été très déstabilisés et très touchés dans nos orgueils à l'Euro. C'est pourquoi on a envie de nous prouver que la performance est toujours là et qu'il y a encore tout ce qu'il faut pour vivre une grande aventure ensemble."

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