Alors que la demi-finale leur tendait les bras, les handballeuses françaises s'inclinent devant la Russie 32 à 31 après deux prolongations en quarts de finale du tournoi olympique. Victimes d'un arbitrage pour le moins contestable, les Françaises ont pourtant mené tout le match.
Les Tricolores avaient quatre buts d'avance (16-12) à la mi-temps grâce à une défense très agressive sur les puissantes joueuses russes et à plusieurs exploits de la gardienne
Valérie Nicolas, exceptionnelle pendant tout le match.
L'exploit a même paru possible pratiquement jusqu'au bout puisque les Bleues menaient encore à une minute de la fin du temps réglementaire, atteinte sur le score de 24-24, puis à une minute du terme de la première prolongation (28-28). Le suspense a été insoutenable pendant les vingt minutes supplémentaires. C'est la gardienne russe Maria Sidorova qui a emporté la décision par deux arrêts décisifs dans les derniers instants.
L'entraîneur de l'équipe de France de handball Olivier Krumbholz a mis
en cause l'arbitrage après la défaite.. "Les deux (arbitres) chinoises à chaque fois qu'elles arbitrent elles sont nulles et on les met sur un quart de finale", a regretté le sélectionneur, qui estime avoir vu plusieurs décisions erronées en fin de match, notamment "deux penalties et un deux minutes" non sifflés sur Sophie Herbrecht. "Moi j'ai 50 ans, je peux relativiser, mais elles, elles n'ont aucune satisfaction sur ce match là, on leur a volé le résultat", a-t-il ajouté.
Le coach tricolore a vivement critiqué l'attitude de la Fédération internationale de handball (IHF). "Ces messieurs de l'IHF pensaient que l'équipe de France n'avait pas le niveau pour faire un grand match. On se moque du sport, on se moque des sportives professionnelles. Il faut que tous ces gens-là démissionnent et qu'on mette des gens sérieux à la tête de l'IHF".
Il est rejoint dans son courroux par ses joueuses. "C'est dégueulasse, a crié Raphaëlle Tervel. On s'est fait voler le match. On n'a rien à se reprocher, on a tout donné, on est allé au-delà de nos limites. Quand on voit qu'on perd à cause des arbitres, parce que là, franchement, c'est pas à cause de nous. Je n'ai pas l'habitude de dire ça mais là, c'était trop flagrant. Je ne sais pas comment à ce niveau-là on peut accepter des choses comme ça".
Les Bleues peuvent aussi regretter leur première phase ratée. Sans la défaite contre la Chine, elles auraient hérité d'un adversaire plus abordable en quarts.