Philippe Gardent, ancien pivot de l'équipe de France de handball, a estimé dimanche après la victoire des Bleus en finale des jeux Olympique face à l'Islande (28-23), que ces derniers étaient entrés "dans le Panthéon". "J'ai vécu ce match avec énormément d'émotion. Ils nous ont fait le plaisir de tuer le suspense assez rapidement et on a pu se sélecter de longues minutes avant la fin en sachant que la victoire était acquise", a expliqué Philippe Gardent.
"J'ai suivi la rencontre à la télévision, j'étais plus supporteur qu'autre chose. Je ne peux pas me mettre à leur place car moi-même je n'ai pas joué de finale olympique, mais je peux comprendre quelle est leur joie aujourd'hui",
a indiqué le médaillé de bronze des JO 1992. "Cette médaille restera à vie, ils sont dans le Panthéon, ils sont devenus des dieux", s'est-il ensuite exclamé.
L'entraîneur de Chambéry a reconnu avoir eu "une larme au coin de l'oeil" en observant dimanche les Tricolores Bertrand et
Guillaume Gille, qu'il a entraînés, ainsi que
Daniel Narcisse et Cédric Paty qui font actuellement partie de l'effectif savoyard. "C'est sûr que j'ai une tendresse particulière pour ces gars-là. Et j'ai aussi une pensée pour Zozo (le capitaine Olivier Girault). Il ne pouvait pas y avoir de meilleure fin pour lui", a souligné Philippe Gardent.
Interrogé sur la valeur du titre olympique pour l'ensemble du handball français, le champion du monde 1995 a ensuite insisté pour que "l'émotion passée, il y ait un coup de gueule", concernant la promotion de la discipline. "Il est temps que les gens ne nous voient pas uniquement comme un sport scolaire, que tout le monde se réveille et fasse en sorte de faire que ce sport ait une meilleure image", a défendu Philippe Gardent.
"Si on se retrouve comme après les deux titres de champions du monde (1995 et 2001) ou le titre de champions d'Europe (2006) à être les rois du monde pendant quinze jours pour redevenir les +baltringues+ du sport français juste après, tout cela n'aura servi à rien", a-t-il jugé.