Montpellier, un séjour particulier

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Montpellier, un séjour particulier
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Montpellier, un séjour particulier

Vendredi 28 septembre 2012 - 19:12

De l'ombre de l'hôtel où ils s'étaient retirés à l'abri de tout lien avec l'affaire de match présumé truqué, à la lumière d'un brillant match nul jeudi soir, Nikola Karabatic et ses partenaires de Montpellier auront passé un séjour particulier à Flensburg.

De faibles sanctions prévues

Si les joueurs impliqués étaient simplement mis en cause pour paris non autorisés, la sanction serait faible. Dans le cas du handball, la Ligue ne prévoit en effet que des peines de un à six matches de suspension. Si par contre ils étaient poursuivis dans le cadre de la loi de février 2012 sur l'éthique qui a instauré le délit pénal de corruption sportive, ils seraient alors passibles de jusqu'à cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende. Les enquêteurs du SRPJ de Montpellier pourraient patienter quelques heures et attendre dimanche, à l'issue du sommet du championnat de France prévu à 15h00 entre le MAHB et le Paris Saint-Germain, à Coubertin, pour faire procéder aux premières auditions

La bombe médiatique qui a explosé mardi soir en France, portant sur des soupçons de paris sportifs sur un match de mai dernier contre Cesson en championnat, a contraint Montpellier à se cacher. Joueurs et encadrement ont vécu reclus dans un petit hôtel niché à la frontière danoise avant leur entrée à lice en Ligue des champions à Flensburg, au nord de l'Allemagne. Au-delà des possibles ballades le long du fjord, la seule véritable sortie fut celle en bus pour rejoindre la salle d'entraînement située à l'autre bout de la ville. Une séance à huis-clos destinée aux derniers réglages en vue de l'entrée en Ligue des champions, trois jours avant le choc hexagonal face au nouveau Paris SG et ses dollars qataris. Pas d'interview ni bain de foule pour les champions de France dans une région d'Allemagne pourtant passionnée de handball, qui abandonne volontiers le football et les paillettes de la Bundesliga au grand voisin du HSV Hambourg et aux ténors de la Ruhr et de la Bavière.

"C'est pour protéger les joueurs" pour qu'ils "ne se laissent pas envahir par cet environnement", a expliqué l'entraîneur Patrice Canayer, seul à affronter mercredi soir une presse française beaucoup plus présente que d'ordinaire et dont les rangs avaient gonflé au soir du match. Canayer s'est posé en rempart jusqu'à l'arrivée jeudi à Flensburg du président Rémy Levy qui exprimait sa "confiance en la justice de (notre) pays" après avoir défendu dans l'hexagone l'honneur du club en annonçant que le MAHB se constituait partie civile. "C'est une épreuve difficile à gérer mais on essaye de faire le mieux possible", avait concédé le coach, dans l'attente du verdict sportif. Et sur le terrain où les visages étaient plutôt fermés, son groupe a surmonté une entame où la tête et les jambes semblaient un peu absents pour répondre avec courage par un match nul (37-37) dans le Campushalle du vice-champion d'Allemagne en titre.

Un résultat anecdotique car l'intérêt des journalistes présents ne concernait pas le terrain, mais bien ces paris étranges qui auraient été effectués par l'entourage de plusieurs joueurs, le 12 mai dernier, sur leur rencontre du même jour dans la salle de Cesson-Sévigné, en Championnat de France. "Je ne sais pas s'ils avaient laissé leurs soucis aux vestiaires mais ils n'avaient pas laissé leur handball", se réjouissait l'entraîneur, qui avait retrouvé le sourire. Quant au match dimanche contre le club de la capitale: "On pensera à Paris quand on sera à Paris demain (vendredi)", ajoutait-il en référence au choc attendu face au Paris SG. Le retour au pays s'annonçait toutefois agité...

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