C'est aujourd'hui que la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Montpellier étudiera l'appel interjeté par les avocats des cinq joueurs de Montpellier sur les mesures de contrôle judiciaire qui leur interdit tout contact avec leur club.
Ce contrôle judiciaire s'apparente à une mesure de rétorsion contre les joueurs qui ont refusé de s'expliquer devant le juge lors de leur interrogatoire de première comparution. Ainsi, Nikola Karabatic s'était contenté devant le magistrat d'une déclaration liminaire : "Est-ce que j'ai parié ? Non, je n'ai pas parié. Est-ce que ma copine a parié ? Oui. Est-ce qu'elle m'a mis au courant ? Oui", avait dit notamment l'icône du handball français.
Pour les avocats de Nikola Karabatic, Luka Karabatic, Primoz Prost, Dragan Gajic et Issam Tej, l'enjeu est d'obtenir un allégement des mesures qui les empêchent de jouer. La nullité de la procédure devrait être soulevée par les avocats. "Il y a de nombreux points de nullités mais je ne veux pas en parler maintenant. Je réserve ça à la cour", indique Jean-Robert Phung, le défenseur des frères Karabatic. La décision est très attendue par le MAHB, d'autant que le club craint de plus en plus pour son avenir financier, car il ne peut comme il l'envisage, licencier ses joueurs "au cas par cas", faute de pouvoir les convoquer. Actuellement, selon l'avocate du club, la bâtonnière Michèle Tisseyre les joueurs mis en examen sont en arrêt maladie pour dépression (les frères Karabatic) ou pour un blessure au doigt (Tej). "Mais cette situation ne peut pas durer", a-t-elle affirmé.


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« C'est normal d'être vexé après un 30-0 »
Mathieu Bastareaud