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Le contrat est simple pour l'équipe de France. Les Français doivent battre la Croatie, leur meilleur ennemi, mardi à l'Euro en Serbie pour continuer à croire au miracle.
La journée de dimanche, favorable à tous les points de vue, a ouvert la voie à un exploit encore jamais réalisé par aucune équipe : atteindre les demi-finales d'un Euro en ayant attaqué le tour principal avec zéro point au classement. Deux victoires face à la Croatie et l'Islande, combinées par exemple à une défaite hongroise suffisent pour que l'équipe de France ne renverse les pronostics. "Entre nous on appelle ça la prophétie Omeyer car c'est lui qui a dit au départ que tout était encore possible", s'amuse Claude Onesta. "En tous cas le sourire est revenu", avance Daniel Narcisse.
Lui et ses coéquipiers, sans Onesta, ont visionné en intégralité la victoire laborieuse (28-26) sur la Slovénie. Pour se parler librement, entre joueurs, se dire les quatre vérités parfois. "On ne va pas tout révolutionner, souligne Narcisse. Ca m'étonnerait que demain on joue mieux que jamais. Mais il faut se faire plaisir de nouveau."
Selon lui, le match face à la Croatie tombe à pic. Un France-Croatie n'est pas un match comme les autres. Les Bleus ont remporté les trois derniers grands rendez-vous, en demi-finales des Jeux de Pékin, en finale du Mondial 2009 et en finale de l'Euro 2010, contre la Croatie. "Cette fois on est sûrement pas favoris", estime Jérôme Fernandez qui annonce la couleur : "Ca ne sera pas un beau match de handball. Mais on va se bagarrer".


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