La Fédération internationale de gymnastique (FIG) a publié lundi ses statistiques annuelles en matière de lutte contre le dopage, qui laissent entrevoir le peu de contrôles auxquels sont soumis les athlètes de l'élite.
La FIG n'a recensé que deux cas de dopage, la Brésilienne Daiana dos Santos (championne du monde 2003 du sol), et la Bélarusse Alisa Usmanova (gymnastique acrobatique), toutes deux contrôlées positives au furosémide, un diurétique interdit pour ses effets masquants.
Mais alors que la fédération juge ses "résultats encourageants", seulement 94 contrôles ont été pratiqués parmi les 257 gymnastes de l'élite (artistique, rythmique et trampoline) qui font partie de son groupe cible.
En 2009, au total 243 contrôles urinaires et 4 sanguins ont été réalisés, dont près des trois quarts en compétition. Seulement 60 tests ont été menés hors compétition, dont la vaste majorité (43) à l'initiative de l'Agence mondiale antidopage (AMA).
Par comparaison, la Fédération internationale de ski (FIS) a procédé à 334 contrôles en compétition et plus de 1400 hors compétition durant la saison 2009/10, sans compter 145 autres contrôles diligentés par l'AMA. La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), dont le groupe cible est certes trois fois plus important, a quant à elle rapporté un total de 3680 contrôles en 2009, dont 1820 hors compétition.
Fin novembre 2008, l'Agence mondiale antidopage avait pointé du doigt la gymnastique et quatre autres fédérations sportives pour leurs lacunes en matière de lutte antidopage, et leur avait donné six mois pour se mettre en conformité avec le Code mondial antidopage, ce qu'elles avaient fait.





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