Kohei Uchimura, le sacre attendu

Gymnastique / JO 2012

Kohei Uchimura, le sacre attendu
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Kohei Uchimura, le sacre attendu

Vendredi 27 juillet 2012 - 23:45

Si la gymnastique artistique attend de découvrir sa nouvelle petite impératrice aux Jeux Olympiques de Londres, elle connaît déjà son roi et se prépare côté messieurs au sacre d'un athlète d'exception, le Japonais Kohei Uchimura.

Les demoiselles sont nombreuses à vouloir être la plus belle dans le miroir olympique, à commencer par l'Américaine Jordyn Wieber, la championne du monde en titre, sa dauphine russe Viktoria Komova, mini-reine des premiers jeux Olympiques de la jeunesse en 2010, et la dernière petite perle de l'école roumaine Larisa Iordache. rien de tel côté masculin. Depuis des mois, tous décernent le titre à Kohei Uchimura sans pointe de jalousie, tant le maestro japonais suscite l'unanime admiration avec sa manière de donner toute sa noblesse artistique à la gymnastique masculine. Entre les Jeux de Pékin en 2008, qui le voyaient double médaillé d'argent du concours général et par équipes à seulement 19 ans, et les Jeux de Londres cet été, Uchimura s'est employé à écrire en lettres d'or son palmarès.

Fluide, aérien, parfait de son premier élan jusqu'à la réception, le virtuose a enlevé les trois titres de champion du monde du concours général, un record absolu dans l'histoire de la discipline, sans compter six autres médailles mondiales dont une d'or au sol. Mieux, le Japonais, blessé ou pas, n'a cessé de creuser le fossé le séparant du reste du podium. Ce parfait généraliste excelle sur chaque agrès au point de pouvoir défier quasiment les spécialistes dans la plupart des appareils. Pourtant, Kohei Uchimura ne rêve que d'une médaille d'or à Londres, celle par équipe, pour pouvoir apporter au Japon sa revanche sur les vieux rivaux chinois, champions olympiques et quintuples champions du monde en titre. Chez elle, à Pékin en 2008, la Chine avait fait une razzia en s'adjugeant neuf des 14 titres olympiques en jeu. En quatre ans, l'équipe féminine a cependant perdu de sa superbe, face aux Américaines, Russes et Roumaines.

La déesse Ponor


Les espoirs américains reposeront quasiment sur les mêmes jeunes demoiselles qui avaient repris aux Russes le titre mondial à Tokyo en octobre, avec en pointe Jordyn Wieber, Gabrielle Douglas et McKayla Maroney, la championne du monde du saut de cheval. Elles laissent à quai la quintuple médaillée de Pékin, Nastia Liukin, qui rêvait d'un retour à la Nadia Comaneci mais n'a pu, à 22 ans, imposer sa place dans le collectif. L'équipe russe, emmenée par Viktoria Komova qui survole les barres, conserve une bonne part de mystère, à l'image d'Alyia Mustafina, l'héroïne des Championnats du monde 2010. Blessée à un genou l'an dernier, elle n'était plus que l'ombre d'elle-même aux Championnats d'Europe ce printemps, mais ne pourra pas faire pire aux Jeux cet été.

Pour tenter de retrouver le sommet, les Roumaines, elles, jouent sur un habile mélange de deux générations de championnes, avec dans les rôles titres Sandra Izbasa, championne olympique au sol en 2008, et Catalina Ponor. Huit ans après son triplé d'or d'Athènes, la déesse revient, à 25 ans, charmer les juges, sans avoir perdu de son éclat à la poutre, son agrès de prédilection. Un âge loin d'être canonique en gymnastique comme le montrent l'Allemande Oksana Chusovitina, 37 ans, qui chassera un podium au saut de cheval, ou le Bulgare Jordan Jovtchev, qui frise la quarantaine toujours bien accroché aux anneaux.

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